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Donne moi ton prénom, je te dirai ton orientation scolaire !

Un sociologue s’est intĂ©ressĂ© aux prĂ©noms des bacheliers en 2012 afin de savoir si certains ressortaient d’avantage en L ou en S et Ă  notre plus grande surprise, les rĂ©sultats sont stupĂ©fiants.

Pour chaque session du bac, on constate que certains prĂ©noms reviennent trĂšs souvent. En effet les prĂ©noms fĂ©minins un peu vieille France, chics, et bourgeois ( CĂ©cile, ÉlĂ©onore, Anne-Charlotte,
) sont trĂšs prĂ©sent en L. De mĂȘme que les prĂ©noms masculins un peu vieillots ou prĂ©noms composĂ©s abondent dans les filiĂšres scientifiques (Charles-Henri, Augustin, Vivien, Enguerrand,..).
En section économique la mixité sociale se fait trÚs discrÚte, les Guillaume, Mathilde, Marie, Mathieu, Alexandre sont les plus redondants.

Mais la chose la plus surprenante apparaĂźt lorsqu'on se penche vers les filiĂšres technologiques du baccalaurĂ©at. On s'aperçoit trĂšs vite que les prĂ©noms ne sont pas du tout les mĂȘmes, autrement dit ne sont pas issus du mĂȘme milieu social. Par exemple, parmi les  Ă©lĂšves de STI, STG, STS, on compte un nombre considĂ©rable de KĂ©vin, Yassine, Mehdi, Samir. Ces prĂ©noms sont en majoritĂ© dans les classes, lesquelles comptent aussi des prĂ©noms relativement neutres comme StĂ©phanie, Élodie, Yohann, JĂ©rĂ©my, Anthony

On remarque que les filles en baccalauréat technologique portent souvent des prénoms Anglo-saxons ou américanisés tels que: Cindy, Jessica, Fiona, Alissia


Les rĂ©sultats liĂ©s Ă  la recherche de Baptiste Coulmont pourraient ĂȘtre pris Ă  la lĂ©gĂšre mais ils sont pourtant rĂ©vĂ©lateurs d'une vĂ©ritĂ© bien gardĂ©e: le baccalaurĂ©at gĂ©nĂ©ral (S, ES, L) ne rĂ©unit pas la mĂȘme population que les sĂ©ries technologiques ou professionnelles. Par consĂ©quent les horizons professionnelles ne seront pas non plus les mĂȘmes aprĂšs l'obtention du bac.
Les bacs techno et pro sont trÚs prisés par les familles modestes, alors que les familles provenant de classes sociales élevées optent la plupart du temps pour un baccalauréat général.
Bien que ces filiÚres soient accessibles à tous on constate que la réalité sociale est toujours belle est bien présente dans notre société ou la réussite se fonde sur un principe de méritocratie et non de position sociale



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