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« Ma vie de maman » 3 Ă©me Ă©pisode : « Mamans extraordinaires : jusqu’oĂč peuvent elles aller ? »

Ce soir dĂ©couvrez six femmes toutes diffĂ©rentes mais portĂ©es par le mĂȘme rĂȘve : devenir mĂšre coĂ»te que coĂ»te. Pourtant leur situation ne favorisait pas leur projet de maternitĂ©

 

Interview de Sophie Fouin, mĂšre extraordinaire.

 

Cette semaine, c'est Sophie Fouin, maman extraordinaire, qui est l'invitĂ©e d'Astrid Veillon dans « Ma vie de maman ». MalgrĂ© toutes les difficultĂ©s qu'elle a pu connaĂźtre, Sophie a voulu ĂȘtre maman Ă  tout prix, au risque de mettre sa vie en danger !

Votre réaction lorsque vous avez appris que vous étiez enceinte ?


La grossesse n'Ă©tait pas attendue et je n'avais aucune intuition. Un jour, ça m'a pris au bureau, je m'ennuyais, j'ai fait un test de grossesse. Ma sƓur m'a appelĂ© Ă  ce moment pour rĂ©server les vacances. A ma grande surprise, j'ai vu le test positif et lĂ  je ne me suis dit que je ne pourrais pas partir.
 
Vous avez eu une grossesse à risques, comment l'avez-vous vécu ?

J'étais stressée car j'ai perdu une petite fille in utero lors de ma premiÚre grossesse. Mais, au fond de moi, je savais que ça se passerait bien pour mon bébé. J'étais plus inquiÚte pour moi.

Pourquoi avoir fait ce choix au risque de mettre votre vie en danger ?

Je ne pouvais pas en rester lĂ . Je savais que je devais ĂȘtre maman.


Avez-vous aimĂ© ĂȘtre enceinte ?

J'ai adoré ! La femme enceinte est une des plus belles choses.

Comment avez-vous vécu votre métamorphose physique ?

J'ai adoré mon corps enceinte. Je me sentais belle et j'avais de jolies formes.

Ce qui vous a le plus épanoui pendant votre grossesse ? Le moins ?

Ce qui m'a le plus épanoui c'est mon corps. C'est beau le corps d'une femme enceinte ! Le moins, c'est le stress : l'inquiétude pour mon bébé et pour moi.

Comment avez-vous vécu l'hypermédicalisation de votre grossesse ?

Ça m'a rassurĂ©. J'Ă©tais prise en charge par le chef de service de l'hĂŽpital Necker Ă  Paris qui prenait exceptionnellement des patientes. J'avais donc une attention toute particuliĂšre. Le lendemain lorsque j'ai appris que j'Ă©tais enceinte, j'ai Ă©tĂ© hospitalisĂ©e. J'Ă©tais sous piqĂ»res d'anti-coagulants car je ne pouvais plus prendre mon traitement sous forme de cachets.

Quel regard portait les gens sur vous ?

Mon entourage m'a incitĂ© Ă  tenter de nouveau l'aventure de la grossesse. Le domaine mĂ©dical pouvait m'aider et c'Ă©tait inconcevable ne pas ĂȘtre maman.
 
Votre grossesse vous a t-elle empĂȘchĂ© de travailler ?

Du jour oĂč j'ai appris que j'Ă©tais enceinte jusqu'aprĂšs l'accouchement, je n'ai plus travaillĂ©, soit prĂšs d'un an. Pour la premiĂšre fois de ma vie, j'en ai profitĂ©.

Beaucoup de femmes ont du mal à retourner au travail, c'était votre cas ?

Si j'avais le choix financiĂšrement, je resterais chez moi Ă  m'occuper de mon fils. MĂȘme aprĂšs un an d'arrĂȘt, je n'avais pas d'apprĂ©hension particuliĂšre. Mais j'y retournais Ă  reculons car je n'en avais pas l'envie.

Quel a été le rÎle du papa lors de la grossesse ?

MĂȘme s'il ne le montrait pas, il Ă©tait stressĂ©. J'ai toujours eu un mari attentif et il a continuĂ© de l'ĂȘtre durant ma grossesse.

Et vient l'accouchement
 comment s'est-il déroul�

J'ai accouché à 35 semaines par césarienne programmée et sous anesthésie générale en raison des anti-coagulants que je prenais. Le lendemain, je suis retournée au bloc pour une hémorragie. J'avais perdu deux litres de sang. Quand j'ai regardé l'équipe médicale, j'ai su que ça n'allait pas. Lorsqu'elle a fermé les portes du bloc, j'ai crié à mon mari « Je t'aime, occupes-toi du petit ».

Comment se sont passés les premiers jours à la maison ?

Ça Ă©tĂ© trĂšs dur physiquement car je sortais de 10 jours de rĂ©animation. J'ai subit plusieurs transfusions sanguines. Ma maman m'a aidĂ© avec le petit, elle s'en occupait parfois chez elle pour me soulager et me laisser me reposer.

Avez-vous connu ce fameux baby blues ?

Oui, les trois premiers mois ont été difficiles. Le stress des trois derniÚres années retombait. On rentrait à la maison mais il y avait encore des problÚmes et j'ai dû faire des allers-retours à l'hÎpital.

Comment a réagi votre conjoint ?

J'étais face à une incompréhension totale, il ne s'est absolument pas occuper du bébé durant les premiÚres semaines. Je suppose que c'est dû à la retombée de la pression. Ce fut la premiÚre et la derniÚre fois ! (rires).

Aujourd'hui Arthur a 3 ans et demi, quel petit garçon est-il au quotidien ?

C'est un petit garçon qui n'aime pas trop les bisous et les cùlins. Il est trÚs dégourdi mais ça reste un garçon, il est feignant (rires).

Quel style de maman ĂȘtes-vous ?

Je suis une maman trÚs à cheval sur l'éducation. Je suis à la fois sévÚre mais trÚs maman poule. J'ai un seul enfant et je me suis battue pour lui, c'est toute notre vie !

Un mot pour décrire la relation que vous avez avec lui ?

Remplie de bonheur et d'amour !

Votre moment préféré avec Arthur ?

Dans le lit lorsqu'on fait des cĂąlins ou qu'on lit une histoire. Je l’emmĂšne souvent Ă  des spectacles et j'aime voir l'Ă©merveillement dans ses yeux.

Ce qui vous rend le plus fiĂšre de lui ?

Sa joie de vivre, ses rires, lui, tout simplement !

Que vous apporte au quotidien votre rÎle de mÚre ?

J'ai reçu un cadeau de la vie. MĂȘme si j'aime mon mari, sans Arthur, notre vie serait vide.

Que voulez-vous lui transmettre ?

Je suis un peu de la vieille école. J'attache beaucoup d'importance à la politesse. Je lui explique déjà que lorsqu'il sera grand il devra céder sa place aux femmes avec un bébé dans le ventre ou aux vieilles dames aux cheveux blancs.

Vos conseils aux personnes qui veulent ĂȘtre parents Ă  tout prix ?

La seule chose que je peux leur dire c'est qu'avec beaucoup d'amour on peut faire beaucoup choses. Il faut juste y croire.


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