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Non-violence éducative : une utopie ?

Lors de la 9Ăšme journĂ©e de la non-violence Ă©ducative, a Ă©tĂ© posĂ© la question de la possibilitĂ© d’une Ă©ducation sans fessĂ©e. Un vrai dĂ©bat.

Le sujet de la fessée fait débat depuis de nombreuses années désormais. Certains pays, telle la Suède, ont voté des lois interdisant cette punition physique. En France, pour l’instant, rien n’est fixé. Certains parents estiment que la fessée ce n’est pas bien grave, d’autres au contraire s’élèvent contre cette pratique. Cette journée de la non-violence est donc l’occasion de réfléchir à d’autres alternatives éducative.

Sur le site de grandirautrement.com, on peut y voir le flyer suivant : « La fessée ça ne fait pas mal… pour celui qui la donne ». Ce site propose une approche éducative sans violence, tant physique que morale. Et le sujet de la fessée est au centre des préoccupations car beaucoup d’adultes pensent qu’ « une bonne fessée n’a jamais fait de mal à personne ! ». « Et pourtant, nombre d’études scientifiques montrent le contraire, sans compter le nombre de dépressions et maladies qui va augmentant, alors que la société va mal… Cela suppose sortir des vieux réflexes et accepter de prendre en considération que la fessée fait mal, donc qu’elle nous a fait mal, tout autant qu’elle a fait du mal à nos enfants… C’est souvent un pas douloureux à faire ! De plus, cela nécessite de fonctionner autrement : d’essayer accompagner son enfant avec bienveillance, de manière à ce que les conflits se passent sans violence, tout en faisant en sorte que les besoins des uns et des autres soient le plus possible écoutés. Si une loi était votée pour interdire les châtiments corporels à l’encontre des enfants, ainsi que le désire notamment le Conseil de l’Europe ainsi que la députée et pédiatre Edwige Antier, les parents seraient accompagnés sur le chemin de cette "parentalité positive" ».

Le Conseil de l’Europe milite pour l’abolition des châtiments corporels à l’encontre des enfants. Il mène une campagne « Levez la main contre la fessée ! ». Sur son site, plusieurs textes de sensibilisation sont à la disposition de tous.

L’idée de cette journée de la non-violence éducative n’est pas de culpabiliser les parents, mais bien de leur offrir une nouvelle vision des choses. Car il est possible d’éduquer ses enfants sans violence, tant physique que morale, donc cela vaut la peine d’essayer.

A lire pour aller plus loin dans la réflexion
 « J’ai tout essayé ! », de Isabelle Filliozat, éd. Jean-Claude Lattes, 17,80€.
 « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », éd. Relations plus, 18€.

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