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Elle s’appelait VĂ©ronique…Une maman…Une amie…

Les attentats nous ont tous horrifiĂ©s. Nous avons reçu avec soulagement des nouvelles de nos proches au fil de la soirĂ©e de vendredi. Les moins proches, on les espĂ©rait en sĂ©curitĂ©, on se disait que tout le monde n’Ă©tait pas au Stade de France, au Bataclan ou rue de Charonne.

Sauf que VĂ©ronique, elle, elle habitait ce quartier…

Journaliste mode/lifestyle/bien-ĂȘtre,  bien intĂ©grĂ©e dans une petite clique qui s’entend bien et aime rigoler, parler des enfants et parfois aussi de futilitĂ©s, elle Ă©tait aussi une maman formidable qui avait luttĂ© pour le devenir, ne se contentant pas d’adopter deux enfants mais consacrant beaucoup d’Ă©nergie et d’amour Ă  apporter de l’aide Ă  des orphelins Ă  Madagascar au sein de son association Zazakely Sambatra.

La folie des armes…

Et voilĂ , par la folie des armes et surtout la violence inacceptable de ceux qui les manient, deux enfants pleurent leur maman, un mari pleure sa compagne, sa famille, ses amis, ses consoeurs et confrĂšres sont dans la peine et la consternation.  Et les enfants qu’elle aidait et aimait tant sur la Grande Île sont une fois de plus orphelins.
Samedi, quand le tĂ©lĂ©phone a sonnĂ© en fin de matinĂ©e,  et que j’ai entendu la voix d’une chĂšre amie en larmes m’annoncer l’inacceptable, je n’ai pas pu le croire. Et pourtant si, le merveilleux sourire de VĂ©ronique,  son Ă©nergie lĂ©gendaire, ne seront plus que souvenir. Et c’est inacceptable.

Au chagrin que nous cause son dĂ©part trop prĂ©maturĂ©, je veux associer celui de tous les enfants qui ont perdu une maman, un papa, de toutes les mamans qui pleurent le pĂšre de leurs enfants, de tous les papas qui pleurent la mĂšre de leurs enfants. Et celui de tous les parents qui affrontent l’insoutenable perte d’un ou plusieurs enfants, quel que soit leur Ăąge.

Tes derniers mots…

VĂ©ronique,  en lisant ton commentaire le week-end dernier sur le Facebook d’une amie, je ne savais pas que ce serait les derniers mots de toi que je lirai. Qu’un silence insupportable remplacerait les mots Ă©changĂ©s, les rires partagĂ©s. Et je ne l’accepte pas. Pas comme ça, pas Ă  cause de la folie furieuse d’hommes qui ont oubliĂ© ce que veut dire ĂȘtre humain. Ce que toi, VĂ©ronique,  tu avais si bien compris au point de l’incarner Ă  nos yeux. Qui se lĂšvera pour continuer ton oeuvre ?

Repose en paix, VĂ©ronique…

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