« Panique dans la salle de travail ! »

Eva, maman d’un petit Marlone âgé de 6 mois a accouché six jours après terme. Quelques surprises, un accouchement tulmutueux… Au final un bébé en pleine forme !

Ma grossesse s’est très bien passée, je n’ai pas eu de problèmes particuliers, je me suis bien fait plaisir, j’ai pris 25 kilos ! Comme cours de préparation à l’accouchement, nous avons décidé, mon mari et moi de tester l’haptonomie. Notre bébé a tellement apprécié qu’il n’a pointé son nez que six jours après le jour J. La dernière semaine était d’autant plus éprouvante que je me rendais à la maternité tous les jours pour faire les examens et entendre le même discours : « eh non, ça ne sera pas pour aujourd’hui ! ».

Une petite coupe de cheveux qui a fait peur !
Enfin, le rendez-vous est pris pour la maternité à 7h le lundi suivant. Je me lève à 6h pour prendre ma douche, puis une fois devant la glace, mes cheveux en pétard m’énervaient tant – car je ne supporte pas d’être mal coiffée – que j’ai décidé de couper les mèches rebelles. Arrivée à la maternité, les premières contractions sont arrivées, tellement violentes qu’elles étaient incontrôlables ! Pour me décontracter, mon mari me caressa les cheveux et se retrouva tout d’un coup avec des mèches dans les mains. Il se décomposa littéralement car il ne comprenait pas du tout ce qui se passait ! Je n’avais pas encore eu le temps de dire que je m’étais coupé les cheveux. La sage-femme était dans le même état que mon mari. En quelques secondes, c’était la panique ! Jusqu’au moment où j’ai réussi à dire ce que j’avais fait de mes cheveux et là, la tension est retombée en quelques secondes, l’atmosphère s’est un peu plus détendue.

De l’imprévu !
J’ai perdu les eaux peu de temps après être arrivée à la maternité, c’est-à-dire vers 7h30, et le col était déjà ouvert à trois cm. Je ne voulais pas de péridurale, pas d’épisiotomie, bref, je voulais un accouchement classique ! Mais rien ne s’est passé comme prévu. Les douleurs étaient tellement fortes que j’ai fini par accepter la péridurale vers 11h. A 14h, la sage-femme m’annonce que le moment est venu. Dans la salle de travail, mon petit bout avait la tête mal placée et ne descendait pas car il était bloqué au niveau du pubis. J’ai essayé de pousser aussi fort que j’ai pu pour éviter l’épisiotomie et d’ailleurs mon périnée s’en souvient encore ! Mais il devenait urgent de sortir bébé. Pas le temps de comprendre ce qui se passait, j’ai été mise sur le dos, les fesses relevées, on a commencé a appuyer sur mon ventre et les ventouses ont enfin réussi à extraire mon petit garçon ! Cela fait un drôle d’effet lorsque le personnel soignant vous enlève votre bébé à l’aide de ventouses. J’avais l’impression que l’on m’enlevait mes boyaux, mes os, bref que l’on me « vidait » !

Coup de blues…
A peine posé sur mon ventre qu’ils l’emmenaient déjà faire des examens et contrôler sa fièvre. Pour couronner le tout, je n’ai pas eu de chambre : elles étaient toutes prises ! Cet après-midi, plusieurs femmes ont accouché en même temps, si bien que l’on m’a improvisé une petite chambre dans la salle de travail jusqu’à 23h ! Etant dynamique et positive, même si l’accouchement n’a pas été facile, je n’ai pas eu de traumatisme particulier à part un gros coup de blues de deux jours après être sortie de la maternité. Les sages-femmes étaient très à l’écoute et le principal était que mon bébé soit là en bonne santé ! Le petit souvenir en plus que j’ai gardé, c’est l’enregistrement du battement de cœur de mon fils sur mon portable !

Petit conseil à toutes les futures mamans : se laisser aider, même si on se dit que l’on est capable de tout gérer, il n’empêche qu’on se retrouve vite complètement débordée ! Pour ma part, j’étais bien heureuse que ma famille vienne nous donner un coup de main, rien que pour le linge, les courses…c’est à la fois rassurant et surtout moins fatigant !

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