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« Je suis une jeune maman de 47 ans ! »

Edwige va avoir 47 ans… Elle était sur le point d’accoucher quand elle a écrit ce témoignage. C’est son troisième enfant.

Je pense que la vie m’a fait ce cadeau, moi qui attendais plutôt les futurs enfants de ma fille aînée… Je n’explique pas vraiment comment cela est arrivé… si vite, je pensais mon corps à l’abri de ce genre de surprise… Mais non, 3 mois de vie commune « intense » et nos vacances en Sicile ont été très perturbées par mes premières nausées et le dégoût de mes aliments préférés…Un heureux : mon chéri ! Et moi : terrorisée… je voulais croire à un retard mais pas ça ! Retour à Paris, angoisses, analyses… Paf, enceinte ! Mon chéri de plus en plus heureux, moi de plus en plus inquiète… Pour Denis c’est naturel d’être enceinte quand on fait beaucoup l’amour, j’ai beau lui dire que oui mais pas tant que ça à mon âge, il hausse les épaules… Moi j’y vois autre chose : la magie de l’amour le « tout est possible ». Mais lui est ingénieur et moi plutôt créatrice et rêveuse. Je n’avais que très peu de temps pour réfléchir. Cela me semblait complètement fou. Il me restait à en parler à mon fils qui a compris tout de suite, s’est jeté contre moi m’a entouré de ses petits bras, il était si heureux… On a beaucoup parlé et le lendemain j’étais plus sereine, c’est comme ça.

Difficile d’annoncer la nouvelle
Cela n’empêche qu’annoncer ma grossesse, c’était une épreuve, le plus facile c’était ma grande fille qui m’a fait rire et rassurée. Pour elle, je suis toujours jeune et capable de tout ! Elle était assez fière de le confier à ses amis qui m’ont envoyé des messages d’encouragements ! Elle m’a avouée qu’elle craignait juste pour ma santé. C’était la partie ‘facile’. Ensuite j’ai attendu… un peu jusqu’à me dire que cela ne serait pas bien de le cacher plus longtemps à ceux qui comptent pour moi. Mon petit frère qui a 30 ans et sa femme se tordaient de rire au téléphone, m’ont souhaité bon courage pour l’annoncer à notre mère… Et j’ai eu un peu peur en effet. Bon à mon âge, cela paraît bête, mais c’est réel. Quand j’ai appelé, elle n’était pas là… J’ai laissé un message : avec toute ma diplomatie, sur un ton léger, mais pas trop… J’ai surtout essayé de lui faire partager mon bonheur ! Et là… silence radio pendant plusieurs jours, voire mois… Elle ne dormait plus, l’a caché à son mari, avait honte. Bref ce n’était pas gagné… Moi j’avais quand même envie de rire, c’était tellement à l’opposé de ce que nous ressentions tous à la maison. Heureusement ma famille, tantes et cousines m’ont soutenue, j’en avais vraiment besoin.
Pour mes amies très proches, l’une est persuadée que c’est une erreur. Décidément, cela provoque beaucoup de réactions. Depuis, cela lui est difficile de me voir. Je commence à appréhender… Mon autre amie au téléphone me racontait qu’une amie commune était venue la veille et qu’elle avait préféré le jus de pomme au vin blanc à l’apéritif ! « Tu te rends compte elle est enceinte, des jumeaux en plus » ! On se donne rendez-vous dans la semaine et j’en profite pour la prévenir que moi aussi je serai… au jus de pomme !!! Elle explose de joie, pleure d’émotion, ça fait du bien…

Des larmes de bonheur
Et puis il y a eu les examens, l’amniocentèse, ce grand moment à l’hôpital avec Denis, notre premier rendez vous ensemble pour affronter cette épreuve. On ne se lâchait pas la main, l’émotion était palpable, et ce moment où l’on découvre ce petit corps qui gigote à l’écran, la question du médecin : « Vous voulez connaître son sexe ? » Ouiiiii ! On espérait une fille. « Ha là pas de doute c’est un garçon ! » les larmes de bonheur coulent quand même sur mes joues, je vois Denis bouleversé, on s’en fiche on est si heureux. Quelle chance on a. On nous rassure sur les risques d’après l’échographie et mes résultats sanguins. On ressort du cabinet en nage, je le veux ce bébé et il me reste maintenant 6 mois qui sont passés, belle grossesse, pas de problème spécifique, juste plus fatiguée qu’à 30 ans. On me trouve jolie, c’est cette flopée d’hormones et ce bonheur de t’attendre petit bonhomme…

Un petit miracle
Pendant ces 9 mois j’ai beaucoup ri, de voir mon corps se transformer, de ma grand mère qui a 98 ans me demandait à chaque fois quand je lui parlais de mes nausées si je n’étais pas enceinte. J’ai vécu cela comme un petit miracle : pas de diabète, pas d’hypertension et il n’est pas prématuré. Même si je sais ce que représente le travail que donne un bébé, je me : « dis, Edwige c’est la dernière fois que tu ressens ces petits coups de pieds, que tu te balades au rayon Big Mama au milieu de femmes qui ont 20 ans de moins que toi, que l’on te laisse la place à la caisse.

J’aime la façon dont la sage femme à présenté l’accouchement, moi qui était traumatisée par le dernier, cette fois je vais refuser l’épisiotomie à moins que cela soit véritablement nécessaire. Et je préfère l’idée de « souffler » au lieu de « pousser » puisque c’est possible, je le ferai aussi, cela devient plus doux comme acte… Et quand il sera là, notre Charlie il aura deux parents super entraînés et nous sommes conscients que notre vie va beaucoup changer. Aujourd’hui je suis rassurée, détendue en l’attendant et ça c’est peut être aussi le bénéfice de mon âge…peut-être…

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