Devenir Papa à 50 ans, ça change quoi ?

A l’âge où d’autres deviennent grands-pères, de plus en plus d’hommes se(re)lancent dans l’aventure de la paternité.

Au-delà du coup de jeune qu’éprouvent ces nouveaux papas d’âge mur, qu’est-ce que la maturité change à la paternité ?
Cette tendance de société, en partie liée aux recompositions familiales, ne cesse de progresser. 5% des hommes font aujourd’hui un enfant après 45 ans. Soit presque trois fois plus qu’en 1980. Avec l’allongement de la durée de la vie, un homme de 45 ou 55 ans est en pleine forme sur tous les plans : santé, sexualité, vies sociale et professionnelle.
Nos peoples donnent l’exemple : Jean Reno est devenu papa pour la sixième fois à l’âge de 63 ans, Antoine de Caunes à 54 ans et Julien Clerc à 60 ans…Sans compter notre président de la République, 56 ans, bientôt grand-père pour la 2ème fois et heureux papa depuis octobre de la petite Giulia.

Quelles en sont les conséquences pour l’enfant ?
N’est-ce pas compliqué de grandir avec un papa qui aborde déjà la deuxième moitié de sa vie ? Lorsque l’enfant entre à l’école, il se trouve confronté au regard des autres et est bien obligé de s’apercevoir que son papa n’est pas exactement comme celui des copains. La solution est de mettre des mots dessus : le papa doit pouvoir parler de lui et de sa vie, présente et antérieure.
Se pose la question du temps qui passe, et qui fait peu à peu du papa de milieu de vie un papa vieillissant, puis un papa âgé. On peut donc se demander si, pour l’enfant qui grandit, voir son père vieillir, puis disparaître trop tôt n’est pas source d’angoisse. Pas de panique : un enfant ne verra pas vieillir son père différemment de sa mère. Comme une réalité qui concerne tout le monde, lui inclus. Le sentiment de la fuite du temps est sans doute plus une angoisse pour les pères que pour les enfants. Le nombre d’années ne signifie pas grand-chose en soi, certains hommes sont pantouflards à 30 ans, d’autres, dynamiques à 60.

Quels avantages tirer du fait d’avoir un papa d’âge mûr ?
Libérés des contraintes professionnelles (ils ont déjà fait leur carrière et n’ont plus rien à prouver), conscients des vraies valeurs de la vie, ils se rendent plus volontiers disponibles pour leur famille. La plupart du temps, ils ont déjà élevé des enfants et en ont retiré une précieuse expérience. Il y a des choses qu’ils ont ratées, des moments qu’ils ont manqués… Cette fois, ils veulent faire mieux et ont à cœur de tisser une relation forte et réussie avec leur enfant.
Certains papas de 50 ans sont plus cools et plus jeunes dans leur tête que certains papas de 30 ans qui prônent une éducation rigide. Ils monteront peut-être moins facilement aux arbres mais avec un peu d’exercice, ils pourront sans problème faire des activités avec leur enfant. L’idée qu’ils manqueront peut-être de temps avec leur petit leur donne en général le désir de leur en consacrer plus.
L’homme de 50 ans fait preuve d’une  grande maturité, et  est généralement plus responsable et mieux établi. Plus posé et mieux dans ses baskets, il ne se cherche plus en tant qu’homme.


Et s’il n’y avait pas d’âge pour être père ?
Ne nous voilons pas la face : le fossé des générations est déjà difficile sur une génération d’écart, sur deux les choses se compliquent…L’adolescence notamment sera peut-être un passage délicat ! Ces papas de 60 ans et plus devront faire encore plus d’efforts que les autres pour  tenir bon dans l’affrontement. Ils sont avertis qu’il y aura des passages difficiles et que ce sera le prix du bonheur… mais quelle paternité est un long fleuve tranquille ?
« Attention, il ne faut pas se voiler la face, tempère Jean Le Camus. Les pères tardifs doivent être conscients qu’à l’adolescence, des difficultés pourront surgir. Un ado a besoin d’un père qui résiste : il vaut mieux pour lui se retrouver en face d’un père de 50 ans que d’un père de 70 ans. » Sans compter qu’il est déjà difficile de se comprendre avec une génération d’écart, alors deux… Soyons clairs : les papas de 45-55 ans vont devoir faire encore plus d’efforts que les autres pour et tenir bon dans l’affrontement. Pas de panique : « C’est jouable, si on est averti qu’il y aura des passages difficiles et qu’on n’a pas peur de se faire aider si on a l’impression de ne pas s’en sortir seul », observe Jean Le Camus. C’est le prix du bonheur. Nul doute que les papas tardifs sont prêts à le payer !
Une nouvelle génération de papas se rencontre de plus en plus fréquemment : celle des nouveaux papas de 50 ans. Avec un mode de vie qui a profondément changé dans notre société, être papa à l’âge où d’autres ont déjà des petits enfants n’est plus si inhabituel que ça ! De plus en plus de jeunes papas de 50 ans
Rares et mal acceptés il y a quelques années, les nouveaux papas de 50 ans sont mieux considérés aujourd’hui du fait de leur plus grand nombre. En effet, les nouveaux modes de vie et l’évolution des règles de société ont favorisé l’apparition de cette nouvelle génération de papas : les études sont plus longues et donc les mariages plus tardifs, et les jeunes doivent faire leurs preuves au travail pour construire leur carrière, et donc repousser la paternité. Sans compter les problèmes d’argent qui n’autorisent pas toujours à faire un enfant lorsque l’on a plusieurs crédits sur le dos, et que la vie ne cesse d’être de plus en plus chère. Enfin, l’explosion du nombre de divorces et donc des seconds mariages sont aussi un facteur favorisant la paternité tardive.

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