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Mes jumeaux sont nés en 15 minutes

Le 22 dĂ©cembre 2012 restera une journĂ©e que nous n’oublierons pas. La nouvelle ? Nous attendions un heureux Ă©vĂšnement. AprĂšs la perte Ă  la naissance de notre petite fille en juin 2009, nous nous sommes battus pendant quatre longues annĂ©es pour arriver Ă  ce jour heureux. En janvier 2013, lors de l’échographie du premier mois, nous apprenions que ce n’est pas un bĂ©bĂ© que je portais, mais deux ! Aujourd’hui, je me confie Ă  Neuf Mois sur cette grossesse…

 

Ma grossesse, ce miracle

Elle s’est plutĂŽt bien passĂ©e, malgrĂ© les dĂ©sagrĂ©ments du premier trimestre. Au septiĂšme mois de grossesse (juillet 2013), ma gynĂ©cologue s’aperçoit que mon col Ă©tait ouvert. J’ai donc passĂ© deux semaines Ă  l’hĂŽpital pour diminuer mes contractions et avoir une injection pulmonaire pour les bĂ©bĂ©s. Les deux derniĂšres semaines de juillet, je suis restĂ©e alitĂ©e, Ă  la maison, avec la surveillance d’une sage-femme. DĂ©but aoĂ»t, nous avons eu la derniĂšre Ă©chographie et tout Ă©tait parfait : des bĂ©bĂ©s avec la tĂȘte en bas donc un accouchement possible par voie basse ! La seule chose remarquĂ©e ? Le premier bĂ©bĂ© se trouvait trĂšs bas… RĂ©sultat l’accouchement ne devait pas tarder Ă  se dĂ©clencher.

 

Rendez-vous Ă  l’hĂŽpital

Le 12 aoĂ»t 2013, vers 23 heures, nous nous sommes prĂ©sentĂ©s Ă  l’hĂŽpital pour des contractions rĂ©guliĂšres et assez douloureuses. Un sage-femme m’a examinĂ© et confirmĂ© que j’étais en dĂ©but de travail mais pas assez pour aller en salle d’accouchement. J’ai donc marchĂ© dans les couloirs, montĂ© et descendu les escaliers afin d’aider le travail. Mais le contraire se passa, les contractions avaient diminuĂ© et elles Ă©taient irrĂ©guliĂšres. AprĂšs avoir passĂ© la nuit Ă  l’hĂŽpital, le service mĂ©dical m’a renvoyĂ© Ă  mon domicile (sans m’examiner avant le dĂ©part). Mon mari et moi-mĂȘme Ă©tions Ă©tonnĂ©s de ce retour car il s’agissait lĂ  de jumeaux, avec un antĂ©cĂ©dent particulier, 40 kilomĂštres entre le domicile et l’hĂŽpital, un col ouvert
 Bref, nous leur avons dit : « Vous ĂȘtes mĂ©decins, on vous fait confiance !». En partant, je demande Ă  une sage-femme : « Comment dois-je faire si toutefois je perdais les eaux Ă  la maison ? ». Ce qu’elle m’a rĂ©pondu ? « Ne vous inquiĂ©tez pas, vous avez une heure pour venir Ă  l’hĂŽpital et rassurez-vous, ça ne vient pas comme ça », (avec un claquement de doigts)…

 

En sursaut

Le 14 aoĂ»t 2013,12 heures aprĂšs mon retour de l’hĂŽpital, je me suis rĂ©veillĂ©e en sursaut avec comme symptĂŽme, l’envie d’aller aux toilettes. Dans les WC, je me suis rendue compte que la poche des eaux allait se rompre et que j’allais probablement pas tarder Ă  accoucher. AprĂšs m’ĂȘtre Ă©croulĂ©e par terre avec des hurlements de douleurs (et aussi de peur), mon mari a donc appelĂ© les pompiers. En quelques minutes, notre fille a pointĂ© le bout de son nez et son papa l’a accueilli. Quand aux pompiers et au SAMU, ils sont arrivĂ©s bien 5 minutes plus tard, des minutes interminables et aussi inoubliables, oĂč nous Ă©tions tous les deux Ă  entendre avec joie (et aussi anxieux) les premiers pleurs de notre fille, ce qui signifiait qu’elle allait bien ! DĂšs l’arrivĂ©e des secours, ils ont alors coupĂ© le cordon de notre fille puis ont enveloppĂ© la petite dans une couverture chauffante. Papa a pu la prendre dans ses bras (qui lui apparemment Ă©tait tout « blanc », d’aprĂšs des pompiers !). AprĂšs tous ces efforts, j’ai ressenti des contractions, le deuxiĂšme travail commençait ! Le SAMU n’a donc pas pris le risque de me transfĂ©rer Ă  l’hĂŽpital pour le second accouchement et a prĂ©fĂ©rĂ© me faire accoucher Ă  la maison. Le travail a durĂ© une heure (alors qu’en moyenne le deuxiĂšme nait un quart d’heure environ aprĂšs le premier). Un petit garçon ! Mon mari a pu couper le cordon de son fils (comme si nous Ă©tions Ă  l’hĂŽpital) et dans une atmosphĂšre de joie car tout allait bien ! Les bĂ©bĂ©s et moi-mĂȘme avons ensuite Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă  l’hĂŽpital le plus proche (pas celui dans lequel j’étais suivi car il Ă©tait trop loin). Mais dans le camion des pompiers, j’ai fait une hĂ©morragie en expulsant le dernier placenta. L’arrivĂ©e Ă  l’hĂŽpital a Ă©tĂ© brĂšve pour moi, j’ai Ă©tĂ© endormie totalement, quant aux bĂ©bĂ©s, ils ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au service de pĂ©diatrie puis mis sous couveuse.

 

Enfin avec ma famille

AprĂšs une journĂ©e passĂ©e en rĂ©animation, j’ai pu retrouver mes bĂ©bĂ©s qui se portaient Ă  merveille ! Je me souviens encore de ce moment de retrouvailles qui Ă©tait pour moi, comme la premiĂšre fois. Car au moment de leur naissance, l’instant a Ă©tĂ© trĂšs court – les bonnes conditions n’étant pas lĂ . J’ai pu dĂ©couvrir leurs visages, leurs mains, leurs pieds
le bonheur ! Les deux bĂ©bĂ©s tant attendus que j’ai portĂ© pendant huit mois Ă©taient dans mes bras ! AprĂšs cinq jours passĂ©s Ă  l’hĂŽpital, nous avons pu rentrer Ă  la maison tous les quatre pour le dĂ©but d’une nouvelle vie !

Si aujourd’hui, j’ai fait le pas de vous raconter mon histoire, c’est pour vous dire, Ă  vous les futures mamans, qu’accoucher en 15 minutes, sans contractions ressenties est possible ! Bien sĂ»r, mon cas reste rare mais soyez prudentes ! Bonne grossesse Ă  toutes !

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