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Le cadeau de mon fils ? J’ai accouchĂ© le jour de NoĂ«l

Tout a commencĂ© un lundi 23 dĂ©cembre. Il est environ 16 heures 30 quand je suis avec ma belle-mĂšre, occupĂ©e Ă  faire les courses pour le rĂ©veillon de NoĂ«l. Je ressens de lĂ©gĂšres douleurs dans le bas du ventre mais rien de vraiment grave. Nous entrons donc Ă  la maison… Mais durant la soirĂ©e, la douleur s’intensifie…

 

Direction la maternitĂ©… Une premiĂšre fois

Je dĂ©cide d’aller me coucher en espĂ©rant que ça passera. Vers minuit et demi je ne tiens plus, c’est intense, ça tire dans le bas du dos, on monte dans la voiture direction la maternitĂ©. En arrivant aux urgences, l’infirmier me dirige directement vers la salle d’accouchement, j’ai peur, j’ai mal.  Puis, arrivĂ©e en salle d’accouchement une sage-femme me prend en charge afin de m’examiner mais d’aprĂšs elle mon col n’est pas favorable et le travail n’est pas encore engagĂ©. Elle me conseille donc de retourner Ă  la maison, ce que nous faisons. Allez hop, demi-tour…

Mais je ne suis pas bien du tout et sur une Ă©chelle de 1 Ă  10, la douleur est au maximum. Je pleure, je n’arrive pas Ă  dormir tellement je souffre. Je n’ose rĂ©veiller personne car j’ai peur que cela soit de nouveau une fausse alerte. Je passe alors tant bien que mal ma nuit seule dans le salon avec le travail qui commence sĂ©rieusement et des contractions toutes les 5 minutes.

Ma journée du 24 décembre

J’ai rendez-vous Ă  9 heures 30 pour faire un monitoring, j’en ai un de prĂ©vu tous les 2 jours vu que la date prĂ©vue de mon accouchement Ă©tait pour le 17 dĂ©cembre ! Ce jour-lĂ , je n’ai vraiment pas de chance car le monitoring ne fonctionne plus et le papier ne sort pas de la machine… Je n’y arrive plus, mon fiancĂ© me tient la main en essayant de me rassurer, de me calmer mais rien n’a faire, la douleur prend le dessus. Voyant que je suis vraiment mal en point, l’infirmiĂšre tente de me donner des conseils mais je suis en larmes et c’est Ă  peine si j’Ă©coute ce qu’elle me dit… Elle dĂ©cide d’appeler la salle d’accouchement, expliquant l’Ă©tat dans lequel je suis, la sage-femme m’autorise Ă  monter en salle de travaille.
Et la sage-femme qui m’appelle ! Je rentre dans la salle d’examen et elle me dit : « Si votre col n’est pas favorable nous ne pourrons pas provoquer l’accouchement aujourd’hui ». Je suis bouleversĂ©e, je me sens mal et quand elle me dit ça, j’ai juste trĂšs envie de manger quelqu’un !

Que le travail commence !

Elle m’examine et m’annonce fiĂšrement que mol col est dilatĂ© Ă  5 centimĂštres, je suis soulagĂ©e, vous imaginez, enfin le travail est engagé ! Elle m’installe donc en salle de travaille. Enfin installĂ©e, la sage-femme me propose la pĂ©ridurale, ce que j’accepte volontiers. PĂ©ridurale faite ! Chouette… Le soulagement, je suis donc munie d’une petite commande sur laquelle il y a un bouton pour rĂ©injecter le produit au cas ou je ressens Ă  nouveau la douleur. Une fois l’anesthĂ©siste parti, la sage-femme revient avec une Ă©tudiante en 2Ăšme annĂ©e, c’est elle qui me refait un examen de routine, tout se passe bien, le monitoring est placĂ©, j’entends son petit cƓur battre. Je peux enfin me reposer mais cela m’est impossible car que je sais que je vais t’avoir mon bĂ©bĂ©, prĂšs de moi dans les heures Ă  venir, je m’impatiente tellement, tellement, tellement !

Au vu de l’avancĂ©e du col, la sage-femme prĂ©voit que j’accouche dans l’aprĂšs-midi. Je suis tellement excitĂ©e…. Je regarde la tĂ©lĂ© pendant que mon fiancĂ© se repose un peu, c’est vraiment le monde Ă  l’envers, c’est moi qui n’ait pas dormi de toute la nuit, je suis extĂ©nuĂ©e mais c’est son futur pĂšre qui dort. Mais je suis en permanence dĂ©rangĂ©e par l’Ă©tudiante qui ne sait vraiment pas replacer correctement le monitoring. Je pense qu’en tout, elle passe environ 1 heure 30 Ă  essayer mais sans succĂšs. Elle me dĂ©range et j’ai envie qu’elle me laisse tranquille. La sage-femme revient alors dans l’aprĂšs-midi et vĂ©rifie l’avancement du travail, mon col est dilatĂ© Ă  8 cm. La dilatation est plus lente Ă  cause de la pĂ©ridurale.
Mais Ding, Dong c’est dĂ©jĂ  l’Ă©quipe du soir qui arrive et toujours pas de bĂ©bĂ© Ă  l’horizon. Un stagiaire sage-femme vient m’occulter avec une gynĂ©cologue, ces derniers m’annoncent que mon col ne se dilate plus, elle dĂ©cide donc de m’injecter un produit qui pourra rĂ©activer l’ouverture. Ça va ĂȘtre long ! Long ! Long !

Saleté de douleurs

Un bon moment aprĂšs leur passage, je ressens la douleur des contractions, pas aussi vive que la nuit prĂ©cĂ©dente, heureusement, mais encore une fois je n’ai pas beaucoup de chance, la machine qui est censĂ©e injecter le produit automatiquement est en panne ! L’anesthĂ©siste vient plusieurs fois pour tenter de la rĂ©parer mais le problĂšme persiste, il dĂ©cide finalement de changer de machine. Enfin ça va mieux, si je puis dire…..
Je change un peu de position car rester toute une journĂ©e allongĂ©e dans un lit d’hĂŽpital n’est pas le plus agrĂ©able, sauf que la malchance me poursuit, chaque fois que je bouge son petit cƓur s’arrĂȘte Ă  cause du produit. La sage-femme dĂ©barque donc dans la salle de travail avec toute l’artillerie et 5 collĂšgues pour l’assister, j’ai peur, je me demande ce qu’il va bien pouvoir se passer de pire que ce que j’ai dĂ©jĂ  vĂ©cu ces derniĂšres 20 heures, elle m’annonce qu’elle veut me faire une cĂ©sarienne mais je ne suis pas du tout enthousiaste par sa dĂ©cision, je pleure, je panique. Je lui explique que je veux accoucher par voie basse. AprĂšs tout le parcours que j’ai dĂ©jĂ  fait, ça serait du gĂąchis de faire une cĂ©sarienne. Elle en discute avec les autres collĂšgues qui sont prĂ©sents. AprĂšs 5 minutes interminables, ils dĂ©cident de laisser le petit bout 2 heures de plus. Je suis soulagĂ©e! Ding, Dong, c’est le 25 dĂ©cembre ! J’ai le droit Ă  un cadeau normalement maintenant quand mĂȘme !

Dilatation, ok !

Je passe en mode « pousser », « pousser fort ». J’ai poussĂ© 7 fois et Ă  1 heure 59 mon petit bout de chou a pointĂ© le bout de son nez, aprĂšs s’ĂȘtre fait dĂ©sirĂ© le coquin. La sage-femme le prend pour le laver, prendre sa taille, son poids… tous les paramĂštres vitaux…. Je suis toujours en position semi-allongĂ©e, en mode glamour, car le mĂ©decin a pratiquĂ© une Ă©pisiotomie de 8 cm pour que le bĂ©bĂ© puisse passer plus facilement.

Mais ça y est, mon fils est enfin prĂȘt pour le peau Ă  peau, la sage-femme le pose sur moi et lĂ  je suis toute Ă©merveillĂ©e, il est tellement beau, si petit. Elle me demande son petit prĂ©nom et je rĂ©ponds alors avec Ă©motion : « Nathan ». C’est un bĂ©bĂ© de NoĂ«l, le premier de l’hĂŽpital oĂč je suis. Je suis Ă©mue, contente…. Mais le mĂ©decin me pose un baxter dans le bras pour passer des antibiotiques car j’ai attrapĂ© un virus dans le sang. La malchance me poursuit. Je suis conduite dans ma chambre ou je reste 5 jours, mon fils a la peau jaunĂątre, le pĂ©diatre soupçonne la jaunisse, ils lui font des prises de sang chaque jour.

Le samedi 28 je suis mal, j’en ai assez d’ĂȘtre Ă  l’hĂŽpital, je demande s’il est possible de sortir. Mais le mĂ©decin hĂ©site car je ne suis pas encore capable de bien marcher Ă  cause de l’Ă©pisiotomie et Nathan a toujours la peau bien colorĂ©e de jaune. Mais notre heure arrive enfin, et nous pouvons quitter le lieu, rentrer dans notre cocon d’amour. Bien Ă©videmment nous devrons ĂȘtre suivis tous les deux par une sage-femme pour vĂ©rifier que tout rentre dans l’ordre.

Nous sommes enfin Ă  la maison, j’ai un peu dormi pendant le trajet mais je suis contente d’ĂȘtre enfin chez moi avec mon fiancĂ© au prĂšs de nous… DĂšs le jour de sa naissance, j’Ă©tais, je suis et je resterai toujours la maman la plus heureuse, la plus comblĂ©e du monde !

 

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Bienvenue Ă  toi Nathan !

 

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