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Pourquoi j’ai détesté être enceinte

Pourquoi j’ai détesté être enceinte

Bonjour la communauté de Neuf Mois,  je m’appelle Morgane et je voulais partager mon histoire avec vous, car j’ai très mal vécu ma grossesse. Voici donc mon témoignage dans lequel je vous confie tous les maux dont j’ai souffert . Ma grossesse a d’ailleurs failli très mal se terminer …

Une nouvelle qui me comble de joie

J’ai appris la merveilleuse, la fabuleuse nouvelle…Je suis enceinte ! Il ne m’aura pas fallu être très patiente puisque j’avais arrêté ma pilule 2 semaines avant l’heureux événement. Avec mon mari, nous nous étions mis d’accord sur le sujet. Après tout, la décision doit se prendre à deux, car il est vrai que la grossesse ne se vit pas seule et que les moments de bonheur et de douleur sont vécus aussi bien par mon mari que par moi. Il en va de même pour l’éducation de notre futur bout de chou ! Ainsi, nous nous étions dit que le temps que tout se mette en marche…nous avions le temps. Eh bien non ! Notre corps nous joue parfois des tours mais je me dis que lorsque nous décidons de faire les choses sans pression, elles se font parfois plus simplement.

Mon premier rendez-vous chez le médecin

Mon premier rendez-vous chez le médecin était nécessaire, d’une part pour annoncer la nouvelle et bien sûr pour demander une prise de sang afin de confirmer ma grossesse. À ce moment, je n’avais aucune nausée, aucun désagrément. J’étais heureuse et j’avais l’impression que rien ni personne ne pouvait venir gâcher tout ce bonheur. Mon mari était également aux anges et prêt à me soutenir durant toute ma grossesse. J’étais sereine, bien entourée et prête à vivre la grande aventure. Mais tout ne s’est pas exactement passé comme prévu ou du moins comme je l’avais espéré.

Dès mon premier mois de grossesse, j’ai eu droit à mes premières nausées. J’essaie de garder le moral, car je sais qu’on est nombreuses à passer par cette étape et puis tout va bien, c’est normal après tout….Mais bon quand même. Je vomis toutes les dix minutes et je suis incapable de manger quoi que ce soit. Je pensais que les nausées passeraient après quelques semaines de maux… Mais celles-ci s’avéraient être interminables. Je n’en pouvais plus. Elles ont duré plus de 4 mois. Autant vous dire que les toilettes étaient ma nouvelle maison… Au bout de ces 4 mois très douloureux autant physiquement que moralement, je me rends compte que j’ai perdu 8 kilos. Je n’arrêtais pas de me demander : « comment un si petit haricot peut me rendre si malade ? »


On me dit que c’est psychologique, mais non, je ne suis pas d’accord, ce n’est pas que dans ma tête, c’est partout. Comment peuvent-ils croire qu’ils savent mieux que moi ce que je ressens ? J’étais incapable de me lever tellement je me sentais faible. Le moral n’était évidemment pas au beau fixe et je pleurais tout le temps. Heureusement que mon mari était là pour me soutenir et m’entourer de son amour… Je ne sais pas si j’aurai tenu sinon.

Je croyais avoir remonté la pente

Au bout de 5 mois, je me sentais revivre. Les nausées s’étaient atténuées et mon ventre commençait à montrer le bout de son nez ! Je reprenais confiance en moi et je commençais presque à apprécier ma grossesse. Cela a duré 8 semaines. J’ai malgré tout profité de ces 2 mois de répit. Mais voilà que le 7ème mois de grossesse arrive. Je recommence à me sentir fatiguer. La nuit, j’ai beaucoup de mal à dormir, un vrai calvaire et je tremble comme une feuille.

Un après-midi je rentre chez moi, il fait 35 degrés, pourtant je suis avec deux pulls, une couverture et j’ai encore froid. C’en est trop, je commence vraiment à perdre patience et je ne me sens pas en état de continuer ainsi. Mon mari et moi appelons le médecin. Mais, il ne peut pas nous recevoir donc nous en appelons un autre qui ne peut pas non plus…Nous ne perdons pas espoir et décidons d’employer la manière forte. Nous décidons à contre cœur d’aller aux urgences. Je suis prise tout de suite. Le diagnostic ne se fait pas attendre : septicémie. Il s’agit d’une infection grave de l’organisme qui se caractérise par la présence de germes pathogènes dans le sang. Je ne me sens pas bien du tout, j’ai 42 de fièvre et le pire est que je ne sens plus mon bébé.

Mon bébé ressent ma douleur : il est au plus mal

Presque inconsciente je comprends que ça ne va pas du tout, mon bébé est en tachycardie (accélération du rythme des battements du cœur) et personne ne sait ce qui provoque cela. Je ne comprends pas ce qui se passe, j’essaie de prendre sur moi mais on me parle de listériose et là je sais…j’en ai entendu parler. Je sais que c’est une infection d’origine alimentaire rare qui peut être très grave pour la santé de mon bébé, aussi bien que pour la mienne. Je sens que si c’est ça, mon bébé ne survivra pas. Je dois attendre 3 jours pour avoir des résultats. On me met sous antibiotique et j’attends. L’attente est comme vous pouvez l’imaginer, très longue, à la limite du supportable. Finalement, on m’annonce que c’est une infection au streptocoque A et B, c’est « moins grave » , mais quand même à l’origine de graves infections néonatales…


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Malgré toutes ces péripéties, je souffle, je revis, je ressens mon bébé bouger et je me dis que j’ai beaucoup de chance. Je suis tout de même restée une semaine à l’hôpital.

J’accouche enfin de mon petit amour. Une délivrance pour moi ! Un accouchement merveilleux. Je sais maintenant que cela valait le coup, qu’il valait le coup. Il ne pouvait pas être autrement, il est mon tout.

 

 


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