Ces 5 trucs qui affolent le futur papa

Les bébés, on les fait à deux et puis, bizarrement, pendant la grossesse, beaucoup de futurs papas appuient sur le frein de toutes leurs forces. Oui il y a des trucs qui affolent nos hommes mais qu’ils n’avoueront jamais !  La trouille de devenir père, parait-il. Mais pourquoi donc ? Joëlle Mignot-Durant, thérapeute de couple, a bien sa petite idée.

La paternité, ça n’est pas inné

C’est ce que la plupart des futurs pères pense. Forcément, ça les affole à l’idée de ne pas savoir faire et de ne pas être à la hauteur, ce qui va à l’encontre d’une idée un peu réductrice de la virilité. Ceci étant, je ne suis pas convaincue que la maternité le soit tant que cela chez la femme, contrairement à une conviction sociale bien ancrée ! Mais le fait de porter l’enfant pendant neuf mois avec tout ce qui va avec prépare sans doute mieux la femme à accueillir son enfant.

La parentalité, ça me rappelle trop de trucs que je préfère oublier

Quand l’histoire personnelle est douloureuse – relations difficiles voire traumatisantes avec ses propres parents ou le sentiment de n’avoir pas été désiré – le désir de paternité peut être refoulé. Mais heureusement, ces cas ne sont pas si nombreux. Ceci étant, nous avons tous eu des couacs avec nos parents à un moment ou à un autre, et l’idée de se retrouver dans la peau du parent castrateur, ça n’a rien de bien sexy. Surtout pour un futur père encore immergé dans la culture du père tout-puissant, qui dit la loi…

Ce bébé va me prendre ma femme, mon temps, mes sous, mes rêves…

Eh oui, ça arrive que certains futurs pères puissent reculer par narcissisme. Ils savent qu’avoir un enfant passe nécessairement par le fait de s’oublier un peu et ils n’y sont pas prêts, comme ils le réalisent avec les premiers renoncements dus à la grossesse ! Et plus ils auront été chouchoutés par leurs mères, leurs sœurs et leurs compagnes, plus cela leur paraîtra compliqué ! Un conseil, levez légèrement le pied sur vos petites attentions envers sa petite personne s’il abuse un peu… L’aider à se reconnaître narcissique est la seule voie de salut : il faut être lucide sur soi pour décider de changer !

Sida, chômage, criminalité en hausse, à quoi ça sert si c’est pour l’envoyer au casse-pipe…

Plus nombreux qu’on ne le pense, les angoissés de la vie ! Certains pensent que la vie est moche et que mettre des enfants au monde est irresponsable dans l’état du monde, sur le plan social, écologique ou idéologique. Et qu’ils n’ont pas la force de se battre contre ça et d’éduquer un enfant malgré ça. Ces pensées reflètent une profonde angoisse, et je leur conseillerais vivement un travail thérapeutique qui permet d’alléger les angoisses qui pèsent trop lourdement sur leurs épaules. On ne naît pas père, on le devient !

On va se disputer comme mon frère et sa copine qui l’accuse tout le temps de ne pas être un bon père

Les conflits viennent du fait que chacun cherche à avoir raison sur l’autre. Or se positionner en termes de tort ou de raison n’est pas très efficace. La maman doit intégrer que si le papa réagit avec moins de sensibilité à ce que vit le bébé, s’il pense « Ce n’est pas grave ! » un peu rapidement, c’est simplement parce qu’il le connaît moins et qu’il mesure moins bien ses compétences et ses besoins. Une autre source de conflit vient du fait que le papa qui travaille a aussi des idées très claires sur ce qui doit être fait, tandis que la maman, en congé maternité ou parental et qui est donc avec le bébé toute la journée, doute, tant la confrontation avec le réel fait exploser toute certitude. La dispute n’est pas le seul chemin : analyser ensemble les besoins et la réalité du bébé, douter et chercher ensemble, sont des approches plus productives !


 

 

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