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DiabÚte gestationnel : le sport pour prévenir les complications pendant la grossesse

Le test de dĂ©pistage du diabĂšte gestationnel, pratiquĂ© entre la 24e et la 28e semaine de grossesse, s’est rĂ©vĂ©lĂ© positif ? Pas de panique : avec un suivi diĂ©tĂ©tique et une bonne surveillance des glycĂ©mies, la grossesse peut se poursuivre sans problĂšme. Mais pour amĂ©liorer encore le retour Ă  l’équilibre de la glycĂ©mie, si vous bougiez un peu (plus) ?

Pourquoi le sport minore-t-il les complications du diabĂšte gestationnel ?

Les mesures classiques de contrĂŽle du diabĂšte gestationnel peuvent ĂȘtre contraignantes mais dites-vous que vous y aurez gagnĂ© quelques notions de diĂ©tĂ©tique qui vous seront bien utiles pour retrouver et garder la ligne aprĂšs bĂ©bĂ© et aussi pour assurer une bonne croissance Ă  votre enfant. Mais bon, c’est vrai que le rĂ©gime en permanence, ça peut ĂȘtre bonbon. Raison de plus pour envisager de renforcer sa durĂ©e hebdomadaire d’exercice physique. En effet, bouger davantage quand on prĂ©sente un diabĂšte gestationnel peut permettre d’amĂ©liorer les taux de glucose aprĂšs le repas (les mĂ©decins appellent ça le contrĂŽle post-prandial). Cela fonctionne pour le diabĂšte de type2 mais aussi pour le diabĂšte gestationnel.

Des taux de glucose rĂ©gulĂ©s avec de l’activitĂ© physique bihebdomadaire

De la marche, de la natation, du vĂ©lo
 Vous avez le choix des moyens et plus vous diversifierez les activitĂ©s physiques meilleurs seront les rĂ©sultats. Inutile de forcer et de viser la plus haute marche du podium aux Jeux Olympiques ou le maillot jaune du Tour de France. Le mot d’ordre c’est intensitĂ© faible mais rĂ©gularitĂ©, c’est Ă  plus au minimum deux fois par semaine. Le but, c’était d’obtenir des changements dans le mĂ©tabolisme musculaire. Et ça marche : l’activitĂ© physique, en complĂ©ment au traitement standard, amĂ©liore significativement le contrĂŽle glycĂ©mique post-prandial (rappelez-vous : aprĂšs le repas) comparativement aux mesures diĂ©tĂ©tiques habituelles.

Moins de complications en intensifiant les efforts

Les programmes d’exercices travaillant plus en souffle ou en rĂ©sistance donnent Ă©galement d’excellents rĂ©sultats si vous travaillez Ă  intensitĂ© modĂ©rĂ©e pendant 20 Ă  30 minutes mais au moins trois Ă  quatre fois par semaine. Si vous bougez ainsi, raisonnablement, les complications (macrosomie, prĂ©-Ă©clampsie
) liĂ©es au diabĂšte gestationnel peuvent ĂȘtre minorĂ©es, selon certaines Ă©tudes publiĂ©es dans des revues mĂ©dicales de rĂ©fĂ©rence, et les niveaux de glucose sanguin post-prandial seront mieux contrĂŽlĂ©s. Et en plus, bouger, c’est bon pour le moral.

Quelle action sur l’humeur ?

Enceinte, on a parfois le moral dans les chaussettes. La prise de poids, l’angoisse de l’inconnu, les craintes de complications, les relations de couple un peu dĂ©stabilisĂ©es, les raisons ne manquent pas. GrĂące Ă  l’activitĂ© physique, les taux d’endomorphines, ces fameuses hormones du bonheur, qui crĂ©ent un Ă©tat euphorique. Sans oublier, parmi d’autres, la sĂ©rotonine : il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que les taux anormalement bas de sĂ©rotonine sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©s Ă  des comportements impulsifs, agressifs, voire trĂšs violents.

A l’inverse, un taux haut de sĂ©rotonine participe Ă  l’équilibre Ă©motionnel et affectif. Pour obtenir un taux haut de sĂ©rotonine, rien de mieux que la pratique rĂ©guliĂšre d’une activitĂ© physique, parce que cela augmente la synthĂšse d’enzymes prĂ©curseurs de la sĂ©rotonine. Autrement dit, ça en fabrique.

Il y a aussi beaucoup d’autres mĂ©canismes positifs, en lien avec l’activitĂ© physique, les hormones et les neurotransmetteurs quand on fait du sport. Moins d’anxiĂ©tĂ© et une meilleure tolĂ©rance Ă  la douleur comme les contractions par exemple, c’est plutĂŽt cool non, quand on est enceinte ?

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