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Les consĂ©quences du travail physique sur le dĂ©veloppement fƓtal avĂ©rĂ©es !

Selon certaines Ă©tudes, les femmes enceintes soumises Ă  des mĂ©tiers trĂšs physiques seraient davantage exposĂ©es au risque d’accouchement prĂ©maturĂ©, d’hypertension artĂ©rielle gravidique et de prĂ©Ă©clampsie. Et leur bĂ©bĂ© Ă  un petit poids de naissance.
Des chercheurs néerlandais ont voulu comprendre le mécanisme de ces séquelles.

 

Mise en situation

Aux Pays-Bas, 4 680 femmes enceintes ont été suivies durant leur grossesse par une équipe de chercheurs bien décidés à comprendre pourquoi des conditions de travail physiquement éprouvantes pouvaient interférer sur le développement du fœtus.

Ces dames ont donc dû préciser leurs horaires de travail et le déroulement de leur journée de travail : charges lourdes (6,1% des sondées), longues stations, travailler debout enceinte (38,6%), marche soutenue (45,5%) et travail de nuit (4,2%).
Fichtre… quels étaient donc les métiers de force exercés par ces futures mamans ? Creuseuses de tranchées ?  

 

 

Toutes concernées !

Eh bien non, les femmes enceintes ayant participé à l’étude n’étaient pas manœuvres, grutières ni pros du terrassement, loin s’en faut ! Certes, lors de l’étude, les chercheurs ont bien sûr auditionné des vendeuses parmi les futures mamans ayant eu à porter des charges lourdes pendant leur grossesse. Mais le personnel soignant, aides-soignantes et infirmières, figure en très bonne place dans ce palmarès ! Et parmi les forçats du travail en position debout, les enseignantes et le personnel administratif, tout bêtement ! Quant au travail de nuit, on retrouve sans étonnement les médecins et les infirmières… et le personnel navigant. Autrement dit, beaucoup d’entre nous pourraient figurer dans le panel !


 Des conditions de travail à revoir enceinte

Evidemment, pour être crédible l’étude a mixé les variables : âge et poids de la future maman, origine ethnique, niveau d’éducation, tabagisme, consommation d’alcool, supplémentation en acide folique ou pas, perception de la future maman de son état de santé, âge gestationnel à la naissance et sexe du bébé.
Résultat des courses : les femmes enceintes qui travaillent debout ont un enfant au périmètre crânien inférieur de 1cm à la moyenne, les futures mamans travaillant plus de 25 heures par semaine ont un bébé pesant entre 148 et 198 grammes de moins que celui des futures mamans ayant travaillé moins de 25 heures.
En revanche, c’est sans doute étonnant mais il n’y aurait pas de liens significatifs entre travail physique exigeant et prématurité. Quant aux déclics fonctionnels à l’origine de ces « séquelles », les chercheurs s’interrogent encore. Mais ils sont au moins certains d’une chose – et nous aussi, non ? – : améliorer les conditions de travail au cours de la grossesse est une mesure de prévention indispensable !
Alors, si vous êtes soumises à de tels travaux d’Hercule, levez le pied… après avis du médecin du travail, naturellement !

 

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