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Vivre ma grossesse sans le papa, décédé trop tôt

Hello, moi c’est Mélany ! Je vivais avec mon fiancé depuis 3 ans. Nous avions décidé d’avoir un enfant, malheureusement le 10 novembre 2010, mon fiancé est décédé d’un AVC, de manière très brutal. Je n’ai appris que deux semaines plus tard que j’étais enceinte…

Un début de grossesse compliquée

J’ai vécu un début de grossesse très difficile que j’ai passé dans mon lit et très malade (vomissement, très peu d’appétit, possible dépression). Ce qui m’a valu une grande perte de poids, environ 16 kilos. Mon gynécologue m’avait averti que si je perdais un kilo de plus, je devrais être hospitalisée. Mais dès lors ou j’ai entendu le coeur de mon futur bébé sur le monitoring, le déclic c’est fait et je me suis enfermée dans une bulle comme pour me protéger et le protéger.

Rendez-vous pour une amniosynthèse

J’ai du subir une amniosynthèse, à environ 3 mois de grossesse, autant dire un moment difficile que j’aurais aimé vivre accompagné de mon compagnon car c’est douloureux et stressant. Par la suite, étant retournée habiter chez mes parents, j’ai vécu la séparation de mes parents et quelques semaines plus tard, la perte de mon parrain qui avait mis fin à ses jours. Autant de moments difficiles qu’il m’aurait été impossible de supporter si je ne m’étais pas protégée en me forgeant une carapace.

Le jour de la naissance est arrivé

J’avais demandé à mes grandes sœurs (des jumelles), toutes les deux déjà mamans, d’assister à la naissance de leur neveu et surtout de m’accompagner et me soutenir. L’équipe obstétrique a quant à elle été très professionnelle. Les médecins et sages-femmes m’ont mis dans un environnement très sécurisant, ce qui m’a permis de vivre un accouchement en toute sérénité et même avec le sourire grâce à un gynécologue extraordinaire.

J’ai ensuite obtenu un appartement environ 1 5jours après ma sortie de la maternité, ce qui allait pouvoir me permettre d’élever mon fils tranquillement et me retrouver dans le calme, rien que nous deux ! Puis, c’est environ vers les 3 mois de mon bout de chou (et fin de l’allaitement pour ma part) que j’ai ressenti le manque de mon compagnon. Car en effet avant, j’étais exclusivement là pour mon fils. Plus il commençait à acquérir de l’indépendance et plus le manque se faisait sentir.

Il m’a donc fallu environ deux ans et demi pour me reconstruire étape par étape et surtout me dire qu’il fallait que je pense aussi à moi. La reprise du travail et le début de l’école ont été les deux principaux éléments déclencheur qui ont fait que je me suis dit : « Ça y est, aujourd’hui je me sens prête à reconstruire quelque chose, à trouver l’amour et avancer dans le futur sereinement ».


Trouver l’amour

Quand on est mère ce n’est pas une chose facile à envisager. C’est un processus. De plus, les  hommes n’acceptent pas tous ce genre de situation ou le principe de famille recomposée mais à mon grand étonnement, ils sont peu nombreux. Aujourd’hui, je n’ai pas encore trouvé l’amour mais je suis pleine d’espoir pour l’avenir et je me dis que le meilleur est devant moi, autant pour moi que pour mon petit prince !

 

Voir les commentaires (2)
  • Bonjour,
    Ton histoire est très émouvante et m’as fait pleurer !
    Quel courage tu as pour avoir réussit a faire face a ce destin si difficile et douloureux!
    Je te souhaite d’avoir aujourd’hui tout le bonheur que tu mérite avec ton petit garçon qui à l’air très heureux d’avoir une maman si forte et aimante.
    Amicalement
    Muriel

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