Neufmois.fr » La CommunautĂ© » TĂ©moignage » Merci maman, sans toi Marylou ne serait pas lĂ  !

Merci maman, sans toi Marylou ne serait pas lĂ  !

C‘est le 2 novembre 2005, il est 1h du matin, mon mari et moi rentrons Ă  la maternitĂ© pour la naissance. D’abord en chambre de travail, puis, dilatĂ©e Ă  5 cm, je rentre en salle d’accouchement. Mon mari est lĂ  pour m’aider et me soutenir. Le travail avance, je ne souhaite pas de pĂ©ridurale.

Entre 04h00 et 05h00, la sage-femme constate que je n’avance plus dans la dilatation, elle dĂ©cide donc de percer la poche des eaux qui n’est toujours pas rompue. Et lĂ , souffrance horrible (je ne suis pourtant pas douillette), je panique, je perds mes moyens, ne sais plus quoi faire, j’ai les fesses dĂ©collĂ©es de la table tellement j’ai mal. Mon mari, impuissant, a les larmes aux yeux (on est jamais totalement prĂ©parĂ© pour un accouchement, Ă  chaque fois c’est diffĂ©rent).

6 heures. Enfin dilatĂ©e Ă  10, la sage-femme revient car je commence Ă  pousser sans elle. Dans l’ensemble ça va assez vite, mais je souffre tellement qu’Ă  un moment, j’ai un pincement au coeur avec un sentiment que je ne vais pas y arriver et mon mari qui me murmure : « Il faut que tu le fasses, t’y es presque. Je sais que c’est trĂšs dur, mais il faut que tu pousses encore un peu ». Puis Ă  6h27, Marylou est nĂ©e, elle est belle, la peau un peu rouge, une belle petite bouille. 51cm, 3.780kg, bon bĂ©bĂ© pour une petite fille.

La puĂ©ricultrice entame une relation allaitement, mais Marylou n’arrive pas Ă  prendre le sein. Au bout de dix Ă  15 minutes, on dĂ©cide d’arrĂȘter et de poursuivre plus tard ! Il est environ 9h30 lorsque je monte dans la chambre, une nouvelle tentative d’allaitement se poursuit, et lĂ  c’est vraiment magique. D’un coup elle prend le sein, un vrai bonheur. Les yeux dans les yeux, je reste Ă©merveillĂ©e par cette image. AprĂšs l’effort, toutes les deux nous nous reposons.

Avant l’heure du repas, je reçois la visite du papa avec Benjamin, trĂšs fier d’ĂȘtre grand frĂšre.
-Elle est trĂšs jolie, et puis elle est petite, dit-il.

Dans l’aprĂšs-midi vers 15h, maman vient me voir et voir Marylou avec mon mari et Benjamin. Tout se passe bien, on fait des p’tites sĂ©ances photos, des petits cĂąlins, bisous, Ă©changes de cadeaux, bref tout est magique…

Lorsque tout Ă  coup, maman me dit : « Qu’est ce qu’elle a ? Qu’est ce que tu lui as fait? »

– Rien, je rĂ©ponds d’un air Ă©tonnĂ©. Pourquoi tu me demandes ça ?

Et lĂ , on regarde de plus prĂšs Marylou. Maman comprend tout de suite qu’il se passe quelque chose. Elle sonne, sonne, sonne, mais personne ne vient, alors elle court dans le couloir de la maternitĂ© en criant : « Vite, vite, elle va mourir. La petite, elle ne respire plus ! »

Deux infirmiĂšres arrivent en courant, la prennent, la regardent, lui donnent une tape dans le dos, mais elle ne rĂ©agit pas. Leur regard est inquiet. Et maman Ă  cĂŽtĂ© : « Faites quelque chose, ce n’est pas normal, pourquoi subitement elle ne respire plus ?! »

Les deux infirmiĂšres partent avec Marylou, c’est l’angoisse. Je ne rĂ©alise toujours pas ce qui se passe avec la fatigue, et mon mari qui ne comprend pas non plus- nous deux, on a rien vu venir.

L’attente est longue, maman fait des va-et-vient dans le couloir pour voir. Tous, on se regarde, on s’Ă©change de courtes phrases, des petits mots, et des regards inquiets.

Dix minutes plus tard, l’infirmiĂšre revient :
– Votre fille va bien, elle avait des glaires qui Ă©taient remontĂ©s dans les voies respiratoires, nous allons la garder en observation pendant une heure.

Puis la seconde infirmiĂšre entre avec Marylou, et me dit :
-Juste un instant pour vous rassurer.

Elle nous a apportĂ© Marylou pour qu’on voie qu’elle allait bien. J’ai ensuite rĂ©cupĂ©rĂ© Marylou dans l’aprĂšs-midi, mais nous n’Ă©tions plus rassurĂ©s sur nos capacitĂ©s Ă  dĂ©tecter une rechute. Marylou aura une seconde alerte en dĂ©but de soirĂ©e vers 19h, puis, par sĂ©curitĂ©, je l’ai confiĂ©e Ă  la nursery de l’hĂŽpital.

Le lendemain, j’apprends qu’elle a encore eu deux nettoyages des voies respiratoires pendant la nuit, et qu’on avait dĂ» faire appel au mĂ©decin de garde de la maternitĂ©. Aujourd’hui, Marylou se porte Ă  merveille, c’est un ange. Elle s’occupe seule, commence Ă  s’affirmer, Ă©coute facilement. Sans maman, mon mari et moi nous n’aurions jamais connu les progrĂšs et les capacitĂ©s de Marylou, et surtout elle n’aurait soufflĂ© aucune bougie !
Merci maman !

À lire absolument

Laisser un commentaire