Neufmois.fr » La CommunautĂ© » Conduire ma femme Ă  la maternitĂ©, quelle angoisse !

Conduire ma femme à la maternité, quelle angoisse !

Salut ! Moi c’est JerĂŽme Alizard, tout jeune papa qui a vĂ©cu une aventure trĂ©pidante lorsque ma petite famille a vu le jour. D’ailleurs, la premiĂšre histoire qui me vient Ă  l’esprit serait idĂ©al pour un scĂ©nario « Papa tout le monde ».

Je m’explique, quand ma compagne a annoncĂ© que nous allions ĂȘtre trois dans les neuf mois qui viennent, un petit dĂ©tail qui ne me posait aucun problĂšme depuis des annĂ©es, est devenu un souci majeur. J’Ă©tais sans permis de conduire… La vision d’accompagner ma femme prĂȘte Ă  accoucher et d’attendre le bus avec la carte de transports dans les mains m’a sautĂ© aux yeux : « Hum, attends chĂ©rie… C’est pas le bon bus, le nĂŽtre arrive dans 20 minutes ! » Vous imaginez la situation ?

Conduire avec chĂ©rie enceinte est loin d’ĂȘtre une mince affaire

Il a fallu que je m’inscrive en catastrophe dans l’auto-Ă©cole la plus proche afin de gĂ©rer la situation le jour J. Le permis en poche avant le grand dĂ©part, je fanfaronne : mais me voilĂ  en pleine bagarre avec ma femme qui avait dĂ©cidĂ© de conduire malgrĂ© la douleur ! C’est dans ce genre de situation oĂč on se dit que les femmes ne sont pas douillettes. Visualisez la scĂšne avec un homme et vous imaginez un type qui est entre la vie et la mort !

La bataille pour le trajet enfin gagnĂ©e, nous voici devant la barriĂšre du parking de la maternitĂ©. Je m’apprĂȘte alors Ă  y entrer lorsque je percute violemment le distributeur de tickets avec mon rĂ©troviseur de voiture…

À peine remise de ma premiĂšre maladresse, ma femme doit gĂ©rer son stress pendant que je me mets Ă  la recherche d’une place oĂč stationner facilement. Un grognement d’animal sauvage me fait comprendre que j’ai intĂ©rĂȘt Ă  me dĂ©pĂȘcher !

Une fausse alerte, puis une autre : bébé veut rester au chaud !

Mais le coup de grĂące est donnĂ© lorsque l’on apprend que c’Ă©tait un faux travail et que l’on doit rentrer sagement chez nous et attendre !

Le lendemain soir, mĂȘme heure, nouvelle alerte (plus intense cette fois, donc pas de bataille pour la conduite ) nous voici de nouveau devant ce fameux distributeur portant les stigmates de la veille… Mon stress est Ă  son comble et est associĂ© aux douleurs de ma moitiĂ©, je m’apprĂȘte Ă  franchir l’obstacle une seconde fois et lĂ … Je cale Ă  cause de ma conduite de novice, vous avez compris que je n’ai pas le profil de « Fast and Furious ». Ma femme est au bout du rouleau mais je gĂšre le stationnement (on va y arriver !).

Et comme la veille, on nous annonce que ce n’est malheureusement pas encore pour ce soir… Retour Ă  la maison dĂ©pitĂ© avec une chĂ©rie tordue de douleur qui se demande si elle arrivera Ă  identifier le jour oĂč ce sera le bon moment.

Le troisiĂšme soir ? C’est le bon ! Et cette fois j’ai enfin la maĂźtrise totale de mon vĂ©hicule. Je peux enfin passer fiĂšrement les portes de la maternitĂ©. Niveau 1  terminĂ©, passons maintenant au suivant : l’accouchement !

Cette anecdote a Ă©té la premiĂšre d’une longue sĂ©rie d’histoires que nous allions vivre Ă  trois. Et c’est grĂące Ă  toutes ces phases de la vie, que m’est venu le dĂ©sir de mettre aujourd’hui sur papier la vie d’un anti-hĂ©ros du quotidien, trois ans plus tard. Un papa « tout le monde »… Ma petite vie, ma vie de famille, mon quotidien de papa, le tout en dessins et en humour…

 

reine des neiges

jouer avec sa fille quand ma fille dort dans le lit coucher sa fille une promenade musclée

papa tout le monde

http://papatoutlemonde.com/

À lire absolument

Laisser un commentaire