5 bienfaits de la méditation pendant la grossesse

La méditation, ou pleine conscience, est en pleine expansion depuis plusieurs années dans notre société. Et c’est tant mieux, car cette méthode simple et accessible présente de multiples aspects positifs pour aborder la période de grossesse et même de postpartum. Voici 5 bonnes raisons de se mettre à la méditation en attendant bébé.

Méditer pendant la grossesse c’est d’abord prendre du temps pour soi et pour son bébé

Il suffit de 5 ou 10 minutes quotidiennes pour se (re)trouver avec bébé. De précieuses minutes durant lesquelles on respire, on ferme les yeux et on prend le temps d’être simplement là pour soi et sa grossesse. Un moment où il est alors possible de créer un lien fort entre maman et bébé, et ce, dès le début (voire même avant) de la grossesse. Les deux corps qui ne font pour l’instant qu’un, apprennent alors à s’apprivoiser, à s’écouter. A n’importe quel moment durant la grossesse, il est possible de prendre du temps et savourer l’attente de bébé.

La méditation permet de gérer ses émotions durant la grossesse

Pendant la grossesse, il arrive de ressentir stress, doutes et angoisses. On se demande comment se déroulera l’accouchement, on se projette dans un futur qui n’existe pas encore, on revit notre propre passé. Bienvenue dans le tourbillon d’émotions qui accompagnent les femmes pendant cette période. Parfois agréables, euphorisantes, parfois plus inconfortables et inquiétantes, toutes ces émotions, aussi causées par les bouleversements hormonaux, peuvent être mieux gérées grâce à la pleine conscience. En effet, on entraîne le cerveau à être dans le ici et maintenant. On observe le flux de nos pensées, de nos émotions et de nos sensations, sans émettre de jugement, ni de critique. On prend du recul et on lâche prise sur ce que l’on ne peut pas contrôler car, « abandonner ses attentes permets de s’ouvrir à tous les possibles » rappelle Andy Puddicombe dans son livre Méditer en attendant bébé.

Réduire le stress pour un duo en bonne santé : maman zen/bébé zen

On en parle de partout. La méditation pleine conscience ou MBSR (développée par le professeur en médecine Jon Kabat-Zinn à l’université du Massachusetts) permet de réduire le stress. Le bénéfice n’est pas uniquement pour la maman, bébé aussi en tire les bienfaits. Il a été démontré qu’un stress trop important serait à l’origine de naissances prématurées, de petit poids du bébé à la naissance, d’un affaiblissement du système immunitaire etc. Prendre le temps de méditer, c’est donc apporter calme et sérénité à bébé in utero. Cela lui permettre un meilleur développement et de commencer son existence en osmose avec sa maman.


Apprendre à s’écouter et à se faire confiance pendant la grossesse

Forcément, lorsque l’on passe quelques minutes avec soi-même de façon quotidienne, à observer les allées et venues de nos pensées, on finit par se connaître mieux. En se concentrant sur les sensations du corps jour après jour, on apprivoise les changements physiques et émotionnels. Grâce à la pratique on se découvre encore et encore, par conséquent, on apprend à mieux repérer ce qui est bon ou non pour nous. L’esprit embué par le vacarme des pensées du quotidien s’éclaircit, on prend alors confiance dans nos capacités et nos décisions, en phase avec ce qui est vraiment important pour nous.

Méditer pour apprendre à gérer les douleurs lors de l’accouchement

De plus en plus d’hôpitaux et d’accompagnants utilisent la méditation comme outil pour réduire l’impact de la douleur et permettre la baisse d’antalgiques données aux patients. En se focalisant sur sa respiration et les mouvements du corps à chaque inspiration et chaque expiration, en scannant le corps, en apprenant à prendre du recul sur nos schémas habituels de pensées, on dilue le ressenti de la douleur. Bien entendu, une pratique régulière avant l’accouchement est recommandée. On s’entraîne sur des intensités de douleurs modérées. Les petits maux et désagréments de la grossesse peuvent être une parfaite excuse à cette méditation. On se connecte à ses propres ressources intérieures et on apprivoise la douleur simplement en commençant par accepter sa présence. Forcément facile à dire ! Alors pourquoi ne pas en faire l’expérience vous-même ?!
Anais Urbain

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