Lisa Hansen et son mari ont dû attendre longtemps avant que Lisa soit enceinte. Un petit miracle, surtout que cette jeune Américaine n’était pas enceinte d’un, mais de deux bébés. Après les premières échographies, ces jeunes parents ont découvert que leurs jumelles étaient à la fois monozygotes et mono-amniotiques. Une grossesse à risque qui a obligé Lisa à rester alitée à l’hôpital sous surveillance médicale pendant 7 semaines avant son accouchement. Finalement River et Piper sont nées toutes les deux en bonne santé.
Que signifie jumeaux monozygotes et jumeaux mono-amiotiques ?
Il existe de nombreux cas de grossesse gémellaire. Tout d’abord, il faut distinguer une grossesse monozygote d’une grossesse dizygote. Les jumeaux monozygotes sont aussi appelés les « vrais jumeaux ». C’est-à-dire que l’œuf fécondé s’est divisé en deux, pour donner naissance à deux embryons. Contrairement à des jumeaux dizygotes appelés communément faux jumeaux, où deux œufs sont fécondés par deux spermatozoïdes différents.
Normalement, une grossesse gémellaire est bichoriale (deux placentas) et biamniotique (deux poches amniotiques). Mais en fonction du moment où l’œuf fécondé s’est divisé, la grossesse peut-être monochoriale (un seul placenta) et biamniotique (deux poches amniotiques). Ou encore, comme dans le cas de Lisa, ses jumelles sont monochoriales et mono-amniotiques. Pendant la grossesse, les jumeaux partagent le même placenta et la même poche amniotique. Seulement 1% des grossesses gémellaires monozygotes sont des grossesses monochoriales et mono-amniotiques.
Les risques d’une grossesse gémellaire monozygote et mono-amniotique
Dans le cas d’une grossesse gémellaire monozygote, le principal risque est que la séparation tardive de l’œuf n’est pas complète. Les jumeaux grandissent sans se séparer totalement et à la naissance, ils sont toujours attachés l’un à l’autre. On parle alors de bébés siamois.
Normalement, les jumeaux monozygotes, même s’ils viennent du même œuf fécondé ne partagent pas le même placenta ni le même liquide amniotique. Le risque principal qui apparaît dans le cas d’une grossesse monochoriale et mono-amniotique concerne la croissance des jumeaux. Effectivement, les cordons ombilicaux peuvent se coincer ou former des nœuds, les fœtus ne sont donc plus correctement alimentés. Comme les fœtus partagent le même utérus, il est aussi fréquent que les jumeaux soient plus petits qu’un enfant qui s’est développé seul dans l’utérus de sa mère. A leur naissance, les jumeaux mono-amniotique pourraient donc avoir un retard de croissance.
On peut déceler une grossesse monozygote, monochoriale et mono-amniotique dès l’échographie de la 12ème semaine. Pendant toute la grossesse, la maman devra être suivie de près, dans une maternité de niveau 3, pour éviter toutes les complications et, le plus souvent, devra rester alitée une bonne partie de sa grossesse. Un accouchement par voie basse,même s’il est possible, présente en effet des risques, il est donc plus fréquent que les jumeaux naissent par césarienne au bout de la 32ème semaine de grossesse.
Une grossesse qui s’est bien passée pour Lisa Hansen, qui retrace dans une vidéo son histoire, du début de sa grossesse à la naissance de ses petites princesses River et Piper.
