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Que révèle l’échographie du troisième trimestre ?

Tous les parents attendent avec impatience ces moments d’émotion que sont les échographies. Celle du troisième trimestre devrait être particulièrement émouvante car le fœtus, à ce stade de développement, est un « vrai » bébé depuis déjà quelques semaines. Mais au-delà de la rencontre parents-bébé, que recherche l’échographiste à l’occasion de cet examen ? Les explications du Dr Marc Althuser, gynécologue-obstétricien à Grenoble.

Aux alentours de la 32ème SA, l’échographie révèle sa part de surprises

Si vous vous attendez à voir un bébé tout fait, et à jouer au jeu des ressemblances sur l’écran, vous risquez d’être déçus. L’image est souvent floue et les contrastes mal équilibrés. Sauf si votre échographiste est équipé d’un appareil qui propose des images en rendu de surface 3 D.

Pour le Dr Marc Althuser, gynécologue-obstétricien, c’est un peu un miroir aux alouettes car ces images ne reflètent pas la réalité du fœtus, ce sont juste des images de synthèse. Mais le plus ennuyeux, c’est que ces images en 3 D ne permettent pas une aussi bonne analyse que les échographies en 2D. Ludiques, certes, émouvantes, sans nul doute pour les parents, mais efficaces pour le dépistage…, c’est moins certain. Selon le médecin, en pratiquant ce genre d’examen, « on risque de passer, dit-il, à côté de sérieuses anomalies », au risque que les parents le reprochent à l’échographiste ensuite.

Ceci étant, les anomalies dépistées au troisième trimestre ne sont pas si fréquentes. En général, il s’agit de malformations causées par des agents externes comme le parasite de la toxoplasmose ou par une carence en acide folique. Une fente palatine par exemple, heureusement facilement opérable par la suite.

Quels dépistages au 3ème trimestre ?

Les courbes de croissance sont étudiées de près afin de dépister un risque de retard de croissance intra-utérin. A ce stade de la grossesse, une courbe de croissance un peu à la traîne est tout de même moins problématique qu’au deuxième trimestre. Malgré tout, cet état de fait peut nécessiter des décisions médicales, comme une mise au repos de la future maman. De même, le placenta est observé de près, car l’échographiste doit évaluer le risque qu’il ne barre la route au fœtus… auquel cas la césarienne serait sans doute nécessaire.

Par cet examen, l’échographiste analyse donc aussi la position du bébé afin de préparer l’éventuel protocole d’accouchement. Pour cela, il lui faut aussi évaluer la largeur du bassin de la future maman pour établir si le bébé passera sans trop de difficultés.

Des erreurs toujours possibles

Des contrôles de routine, donc, essentiellement prévus pour anticiper les complications à la naissance. Quand tout va bien à première vue, l’échographiste indique sur le compte-rendu que « l’aspect est habituel ». Dans la majorité des cas, il n’y a pas de surprises à la naissance entre l’évaluation à l’échographie et la réalité. Mais parfois, il peut exister des faux négatifs. La technique a ses limites, malgré le niveau de technicité atteint par les industriels et la compétence des échographistes qui utilisent ces équipements.

Ainsi, une structure considĂ©rĂ©e comme vue et normale Ă  l’échographie peut s’avĂ©rer absente ou anormale. Et vice versa : autrement dit un problème supposĂ© Ă  l’échographie peut s’avĂ©rer sans fondement. Difficile Ă  vivre au moment du dĂ©pistage, mais un tel soulagement quand, Ă  la naissance, tout va finalement très bien. Ce qui est le plus souvent le cas, heureusement…

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