Cette maladie auto-immune touche particulièrement les femmes entre 15 et 45 ans. Autrement dit celles en âge de procréer. Les hommes, eux, passent huit fois plus souvent à la trappe dans cette tranche d’âge. Pourquoi ? Encore une fois c’est la faute aux hormones ! Et comme lorsqu’on est enceinte, les hormones font la java, le loup est à la noce !
Le lupus – étymologiquement le loup - est une maladie auto-immune chronique où le système immunitaire s’attaque aux tissus conjonctifs du corps et est responsable de l’inflammation des articulations, provoquant bien sûr des douleurs évoquant l’arthrite. C'est-à-dire que l’on va souffrir par intermittence (heureusement !) de ganglions enflés, que l’on va voir apparaître une plaque rouge sur le haut des joues et à la racine du nez, en forme de papillon. Encore moins joyeux, l’apparition d’ulcères dans la bouche ou dans les narines ou d’oedèmes sur les articulations. Entre autres réjouissances. Tout cela est le résultat d’une révolte de nos anticorps qui, au lieu de leur servir de gardes du corps, vont s’attaquer aux tissus sains de notre organisme. Et pourquoi donc cette révolution des anti-corps ? Les causes sont multiples : infection virale, stress… ou, tout bêtement la grossesse ou l’accouchement ! Forcément, le moral en prend un coup, d’autant que la fatigue est très prononcée surtout si l’on est enceinte. Alors, quelles solutions pour en sortir, si le loup a jeté son dévolu sur nous ?
Déjà atteinte, on planifie sa grossesse
Si l’on est déjà atteinte par la maladie, il faut choisir une période de rémission pendant laquelle le lupus est stabilisé pour programmer bébé. Bien entendu, la surveillance sera plus étroite que pour une grossesse non pathologique car le lupus augmente le risque de fausse-couche et de naissance prématurée. Bonne nouvelle, les phases de rémission peuvent durer quelques semaines, quelques mois mais aussi quelques années. Et puis, un matin pas fait comme un autre, voilà qu’une nouvelle poussée se déclenche.
Comment soigner le lupus enceinte ?
La prise en charge idéale est la moins médicamenteuse possible – et cela d’autant plus qu’on est enceinte - car les symptômes peuvent se déclencher suite à l’absorption de médicaments. D’autre part, certains médicaments utilisés en traitement du lupus peuvent provoquer des malformations chez le fœtus. Pas question donc de poursuivre son traitement d’avant la grossesse sans en parler au gynéco ! Le meilleur des traitements consiste plutôt en une hygiène de vie, la même qui prévaut pour éviter de déclencher la maladie une première fois. A savoir, une alimentation équilibrée, du repos, pas d’exposition au soleil, arrêt du tabac et de l’alcool, refus de l’automédication. Des conseils que devraient suivre toutes les femmes enceintes, lupus… ou pas !
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