Quand on tombe enceinte, on veut le meilleur pour notre futur bébé. Arrêter de fumer enceinte figure souvent dans nos priorités mais motivation ne vaut pas décision ! Le Pr René Frydman, gynécologue, nous donne 7 bonnes raisons qui devraient nous donner le petit coup de pouce décisif ! Placenta encrassé à cause du tabac
Acide cyanhydrique, cadmium, monoxyde de carbone, ammoniac, acétone, arsenic, goudron, nicotine : la fumée de cigarette contient plus de 4000 substances toxiques plus ou moins absorbées par l'organisme maternel et qui vont finir par encrasser le placenta.
Attaques sur les organes
On parle souvent à tort de «barrière» placentaire, qui doit plutôt être définie comme un filtre, capable d’assurer des nutriments au bébé tout en éliminant ses déchets. Mais bon nombre de molécules nocives, dont celles du tabac, passent à travers et pénètrent la circulation sanguine du foetus et se dirigent plus particulièrement vers le cerveau, les glandes surrénales, le coeur et l'estomac.
Oxygène insuffisant
Le monoxyde de carbone (CO) absorbée par la femme enceinte vient se fixer sur les globules rouges du foetus et entre en compétition avec l'oxygène. Résultat : le foetus est moins bien oxygéné. Une enquête de l'Inserm a révélé une plus grande mortalité in utero chez les femmes enceintes fumeuses inhalant la fumée (3,3%) que chez celles n'inhalant pas la fumée 1,3%) ou les futures mamans non-fumeuses (0,9%).
Carences
La nicotine a des effets vasoconstricteurs sur la circulation maternelle et foetale, ce qui entraîne une diminution des apports en oxygène mais aussi en nutriments constructeurs. Quand la maman fume enceinte, bébé risque d'être carencé en vitamine B12, vitamine C, acide folique et en zinc !
Retard de croissance
Fumer « seulement » cinq cigarettes par jour entraîne une diminution du poids de naissance d'environ 100 g et moins 400 g avec 20 cigarettes quotidiennes1. Sans oublier un risque élevé d'accidents placentaires et de naissance prématurée (13,2% de risque à partir de 20 cigarettes par jour2). Selon le Pr Delacroix (université de Lille), le tabagisme maternel pourrait être impliqué dans certains retards du développement psychomoteur du bébé dans les mois et les années qui suivent la naissance.
Allaitement difficile
La nicotine diminue la production de prolactine ce qui pourrait expliquer la paresse des glandes mammaires, responsable d'une production limitée de lait maternel, constatée chez les mamans fumeuses.
Séquelles graves
Après la naissance, on constate une augmentation du risque de mort subite du nourrisson quand la maman a fumé pendant la grossesse. Les bébés soumis au tabagisme passif sont aussi plus exposés aux infections respiratoires et à des affections ORL, type otites à répétition. Par ailleurs, une étude anglaise menée sur 14 200 femmes enceintes dont 21% étaient fumeuses conforte l'hypothèse que les enfants nés de mères fumeuses pendant la grossesse peuvent subir des altérations des taux d'hormones sexuelles.
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