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Comment se passe l’arrivée à la maternité ?

Bébé sera bientôt là ! Assise à l’arrière de la voiture, vous respirez doucement, les mains sur le ventre, pendant que Chéri s’accroche au volant. Les contractions se rapprochent, la douleur s’intensifie. Ouf ! La maternité n’est plus qu’à quelques mètres… Mais que va-t-il se passer ? Comment allez-vous être accueillie ? Pour aborder sereinement cette dernière étape de la grossesse, Neufmois.fr vous explique comment se passe votre arrivée à la maternité.


L’accueil

Arrivée à l’accueil de l’établissement, vous serez redirigée vers le service maternité. Vous serez alors prise en charge par une sage-femme. Cette dernière vous accompagnera ensuite en salle de consultation ou en salle de pré-naissance si le travail a commencé. Pendant ce temps, votre conjoint ou la personne qui vous accompagne pourra prendre en charge l’enregistrement administratif de votre présence auprès du secrétariat. N’oubliez pas de préparer au préalable tous les papiers nécessaires : pièce d’identité, carte de groupe sanguin, carte vitale, bon de pré-admission à la maternité, livret de famille (pour la déclaration de naissance) ainsi que l’ensemble des documents relatifs à votre dossier médical de grossesse.

La sage-femme s’entretiendra avec vous (dossier médical à l’appui) sur  la fréquence de vos contractions, la rupture ou non de la poche des eaux, l’intensité de votre douleur… C’est à ce moment que vous devrez lui faire part de votre projet de naissance : péridurale, position pour accoucher, présence du papa… Si vous ne vous exprimez pas à ce moment-là, il sera plus difficile de faire valoir vos exigences par la suite. Attention ! Si le travail a commencé, vous ne pouvez plus ni boire, ni manger afin de pouvoir subir une anesthésie générale si cela s’avère nécessaire. 

 

Les examens pré-accouchement

Les examens cliniques pratiqués avant l’accouchement peuvent varier d’un établissement à l’autre. Dans la plupart des cas, la sage-femme vous pèsera, prendra votre température et mesurera votre tension artérielle. Vous serez également soumise à des analyses d’urine afin de contrôler la présence de sucre et d’albumine dans votre organisme. Si votre dossier médical ne contient pas d’examen sanguin récent, vous devrez également faire une prise de sang pour un bilan de péridurale, vérifier votre groupe sanguin et votre taux de plaquettes. Vient ensuite l’examen gynécologique, semblable à ceux que vous avez pu subir tout au long de votre grossesse : mesure de la dilatation du col de l’utérus et de la souplesse de votre périnée via un toucher vaginal, palpation de l’abdomen pour évaluer la position du bébé et la hauteur de votre utérus. Dans certains cas, la sage-femme peut également vous raser le pubis : cela permet de surveiller plus facilement l’état du périnée et de faciliter les soins en cas d’épisiotomie. Enfin, si la poche des eaux n’est pas rompue, la sage-femme peut provoquer sa rupture de manière artificielle. C’est une intervention indolore qui permettra de rendre vos contractions plus efficaces grâce à la libération d’hormones (les prostaglandines qui favorisent la contraction de l’utérus).

 

Le monitoring

Une fois les examens réalisés, la sage-femme vous installera le monitoring dans la même pièce ou vous conduira en salle de naissance, toujours suivant l’avancée du travail (au-delà de 4 cm de dilatation du col). Le monitoring est une sorte de ceinture avec deux gros capteurs placés sur votre ventre pour mesurer la fréquence des contractions de votre utérus et les battements du cœur de votre bébé. Tant que la péridurale n’est pas posée et si le monitoring n’est pas branché en continu, vous pourrez vous lever et déambuler à votre guise. Environ toutes les heures (ou plus fréquemment), la sage-femme passera contrôler l’avancée du travail. Dans le même temps, une perfusion vous sera administrée afin de vous injecter si nécessaire des ocytocines, favorisant l’efficacité des contractions, ou bien pour permettre une intervention rapide en cas de chute de tension ou d’hémorragie.

 

L’intervention des médecins

Si vous accouchez à l’hôpital, vous avez peu de chance de voir un gynécologue-obstétricien de garde. La sage-femme fera appel à lui uniquement si vous présentez une grossesse à risque ou un risque de complications au moment de l’accouchement. En clinique en revanche, le médecin intervient souvent à la fin pour terminer l’accouchement. Quelque soit la situation, si vous souhaitez ou devez subir une péridurale, vous rencontrerez systématiquement l’anesthésiste à votre arrivée en salle de travail. Autre information utile : les infirmières et les sages-femmes travaillent par système de garde. Il se peut que vous tombiez au moment d’un roulement et que le personnel médical qui vous encadre change.

 

Après l’accouchement

Pour que votre séjour à la maternité se déroule sous les meilleurs auspices, pensez à vous renseigner au préalable sur les accessoires fournis par votre établissement médical. Dans certains cas, il faudra vous munir de différents effets personnels : culottes jetables, serviettes de toilette, bavoirs pour bébé, biberons si vous ne souhaitez pas allaiter, … Le tout à glisser dans votre valise pour la maternité. Pour ne rien oublier, pensez à nos checklists maternité. 


 

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