| Depuis quelques mois, on entendait parler d’un éventuel allongement du congé maternité de 16 semaines à 18 voire 20 semaines. Le 25 mars, le gouvernement a freiné des quatre fers, en raison du coût estimé à 1,3 milliard d’euros, difficilement envisageable en temps de crise alors que le coût de la création en cours de places de mode de garde atteint déjà 1,2 milliard d’euros. |
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Dur, de laisser son bébé de deux mois et demi chez la nounou pour reprendre le chemin du boulot ! Et tout aussi difficile de trouver d’ailleurs un mode de garde à temps ! C’est sur ce point d’ailleurs que la secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, a insisté lors du débat parlementaire : créer des places en crèche ou en crèche familiale serait selon elle la principale urgence, avant même l’allongement du congé maternité. Les supporters de ce projet souhaitent en effet aller vers une harmonisation européenne du congé maternité, plus long et mieux rémunéré dans certains pays du nord de l’Europe. La plupart des pays européens se sont déclarés l’an dernier favorables à un congé maternité de 18 semaines. Mais tant que l’instance européenne n’a pas tranché, la Secrétaire d’Etat à la Famille estime toute décision de la France dans ce sens comme étant prématurée.
Quant à la proposition d’un congé parental d’une année, rémunéré à 80% du salaire, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans certains pays anglo-saxons, elle a été formellement déboutée par la Secrétaire d’Etat à la famille, en raison de son coût estimé à trois milliards d’euros et au nom de l’égalité professionnelle homme-femme. En effet, Nadine Morano estime que cela tendrait à éloigner du monde du travail les jeunes mamans et à stigmatiser les femmes enceintes dans l’entreprise, en raison du coût rédhibitoire d’un congé longue durée.
Un volet de la proposition avait aussi pour but d’inciter les parlementaires à mieux répartir le congé parental entre père et mère, en exigeant que la part dédiée au père, 20% du congé total, ne soit pas transférable à la mère en cas de dédit du père.
La proposition de loi a donc été refusée et les priorités rappelées par la Secrétaire d’Etat à la Famille : créer 200 000 places d’accueil en mode de garde d’ici 2012 et veiller à mieux assurer l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes. Sans vouloir jouer le pessimisme à outrance, il y a encore du pain sur la planche !
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