| Si vous étiez en train de boucler vos bagages pour partir buller en famille – et c’est sans doute bien mérité – ce reportage vous a peut-être échappé : eh voilà, dans une banlieue huppée de Los Angeles, le Fertitity Institute fait parler de lui. Aider des femmes à mettre un enfant au monde, quelle belle vocation ! Oui, sauf que plus de 90% des femmes qui y ont été traitées l’an dernier n’avaient pas besoin de la science pour être enceintes. Elles ont subi une FIV - et donc un dépistage pré-implantatoire - pour pouvoir choisir le sexe de leur enfant. |
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L’enfant à la carte, et allez donc ! Si la mère de Mozart s’était vu offrir la même possibilité et avait choisi une fille, aurait-on eu la même chance d’applaudir les Noces de Figaro ? Rien n’est moins sûr tant il est vrai que chaque être est unique et que ce n’est pas tant le sexe que l’individu qui fait la particularité. Vous n’aimez pas Mozart ? Alors imaginez la séquence avec Paul Mc Cartney. Qu’un seul être manque et les Beatles seraient restés dans les limbes !
Plaisanterie mise à part, certains pays sont déjà confrontés à une pénurie de filles, rendant – forcément – la pérennité de l’espèce difficile à l’intérieur des frontières (hors clonage, mais bon…). Entre autre aléa. Car un couple, c’est aussi bien d’autres complicités que la seule procréation. Imaginons un instant que l’on se mette tous à décider que l’enfant rêvé est un garçon (c’est le cas de 55% des Américains), vous imaginez le topo dans trois générations ? Si on y arrive… Si l’enfant rêvé est une fille (65% des préférences au Canada), on arrive au même résultat. Quel pourcentage de chance a-t-on de faire quasi égalité partout ? Et quand bien même y arriverait-on, de quel projet familial hériterait-on ? L’enfant que je veux comme je le veux. Je vous laisse imaginer toutes les dérives possibles : morphologie, couleur des yeux, capacités intellectuelles, performances sportives... Et impossibles, heureusement car on ne façonne pas si facilement que cela un être humain. Qui a sa conscience, ses propres appétences, ses limites et ses lubies et qui sera bien capable, un jour ou l’autre, de dire leur fait à ses géniteurs, tout fils ou fille qu’il soit.
Alors, face au progrès technique si ce n’est éthique, si on en restait au choix d’un projet de vie plein de surprises, dont celle de découvrir à l’échographie (ou le jour J) le sexe de notre enfant ? Et tout au long de la vie, sa personnalité. Autrement dit, son altérité.
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