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Infertilité : et si vous essayiez la cure thermale ?

Les thermes de Salies-de-BĂ©arn (PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques) seraient-ils la solution miracle pour lutter contre l’infertilitĂ© fĂ©minine  ? La directrice de l’établissement, Chantal Manescau, ne s’en cache pas  : «  C’est vrai que nous sommes rĂ©gulièrement comparĂ©s Ă  Lourdes  !  » Vous ne croyez pas aux miracles mais vous comptez sur eux  ? Alors lisez ce qui suit, c’est très sĂ©rieux…

 

Souvent après un long parcours semé d’embûches, des femmes abattent leur dernière carte en séjournant ici. D’autres, quant à elles, décident de s’y rendre avant une fécondation in vitro (FIV), histoire de mettre toutes les chances de leur côté. Que l’on se rassure, le programme ne comprend ni rituel vaudou ou chamanique. Il s’articule en réalité autour d’irrigations vaginales, de compresses «  d’eau mère  » ou encore de douches d’eau thermale (dix fois plus salée que l’eau de mer et riche en oligo-éléments). Cette combinaison a des vertus stimulantes, anti-inflammatoires, décongestionnantes et re-minéralisantes. Des facteurs qui, visiblement, favoriseraient la mise en route d’un bébé. «  Je ne suis pas médecin et je ne pourrais pas vous expliquer pourquoi ce traitement donne ces résultats, confie la directrice. Ce que je peux vous dire en revanche, c’est que cela repose sur des observations depuis des siècles  ».

 

Et de nous faire un petit retour sur l’histoire des lieux  : «  La population avait l’habitude de se baigner dans le bassin de la fontaine place du BayaĂ . On a remarquĂ© que les gens Ă©taient plus robustes, que les enfants grandissaient bien et que ces bains avaient un effet positif pour lutter contre les rhumatismes et la stĂ©rilitĂ©. (…) Le docteur Charles Nogaret, au milieu du 19e siècle, a utilisĂ© ces eaux Ă  des fins thĂ©rapeutiques.  » La directrice nuance cependant cet enthousiasme historique  : «  Nous savons que cela ne fonctionne pas Ă  100 %, d’autant plus que, dans certains cas, il a fallu un deuxième voire un troisième sĂ©jour avant que la jeune femme puisse ĂŞtre enceinte.  »

 

Combien de naissances après la cure  ?

Si quelques 300 patientes ont suivi la cure de trois semaines en 2013, il est pour l’heure impossible de savoir combien d’entre elles ont concrétisé leur rêve de maternité. «  Cela reste difficile à établir. Si certaines nous confient qu’elles sont devenues mères ou non, d’autres ne donnent aucune nouvelle  », souligne Chantal Manescau. Un meilleur suivi post-cure reste donc l’un des enjeux de la direction. Elle s’est fixé pour objectif de recueillir les adresses, téléphones et même e-mails des curistes pour continuer à les accompagner dans leur combat. Et parfois, c’est par un heureux hasard que l’équipe, composée d’une trentaine de personnes, apprend LA bonne nouvelle.

 

Dans le livre «  Désespoir des singes et autres bagatelles  », sorti en 2008, l’auteure révèle qu’au début des années 1970, elle a rencontré des difficultés pour concevoir un enfant. C’est après un séjour aux Thermes qu’elle a eu la joie de vivre une grossesse. Elle donna naissance à un garçon, un certain Thomas Dutronc  ! Eh oui, l’écrivaine n’était autre que la chanteuse Françoise Hardy. Dans cette autobiographie, elle nous apprend que la médecine traditionnelle ne pouvant rien pour ses «  ovaires sclérosés  » (dixit l’artiste), elle suivit cette piste… et décida de se jeter à l’eau.

 

Que l’on attribue ces naissances à l’eau salée, une force mystique ou à la chance, une chose reste sûre, les bains de Salies redonnent de l’espoir. Et sur le chemin complexe et douloureux de la fertilité, c’est déjà pas si mal.

 

thermes-de-salies.com
N.B  : Cure gynécologique et stérilité remboursée par la Sécurité sociale sur prescription médicale.

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