Ces astuces qui boostent la fertilité

Déjà quelques mois que l’on a arrêté sa contraception et toujours pas de bébé qui s’annonce ? Qu’est-ce qui coince ? Pas forcément grand-chose ! Il suffit parfois de petites astuces à mettre en place pour que la conception de bébé soit une affaire qui roule. Les conseils du Dr Laurence Lévy-Dutel, gynécologue-endocrinologue.

Faire l’amour souvent

Ben oui, c’est une évidence que c’est comme ça qu’on fait les bébés. Mais la vie moderne a souvent pour effet de limiter nos étreintes au week-end pour cause de surbooking ou d’éloignement géographique en semaine. Et on passe ainsi à côté de la période favorable. Plutôt que de faire des courbes de températures ou de se ruiner en tests d’ovulation, il faut laisser faire la nature et encourager la spontanéité des rapports sexuels. C’est plus gai et plus enrichissant que des rapports encadrés par la période d’ovulation qui finissent par mettre à mal la libido de notre duo. Deux ou trois rapports sexuels par semaine couvrent largement la période d’ovulation puisque les spermatozoïdes ont une durée de vie de trois jours.

Contrôler son poids

Trop grosse ou trop maigre ? La conception de bébé sera plus difficile. En effet, la graisse corporelle affecte la production d’une hormone essentielle pour une ovulation régulière chez la femme et pour la production de sperme chez l’homme : la gonadolibérine. Mais pour une fois, on n’est pas seule à monter sur la balance ! Notre chéri aussi ! On savait déjà depuis un moment que l’obésité masculine était associée à une baisse du niveau de testostérone et à un risque plus important de troubles érectiles qui ne favorisent pas une bonne éjaculation. La conception de bébé sera donc plus compliquée. D’autres recherches récentes attestent que les hommes souffrant d’obésité auraient 40% de risque supplémentaire d’avoir un sperme moins abondant que les hommes de poids moyen. Un IMC inférieur à 18 – maigreur – peut également compromettre la qualité du sperme !

Limiter le stress

Quand on est stressée, on fait quoi ? On carbure aux excitants, tels que le café. Or, la caféine (présente aussi dans les sodas et le thé) a un effet délétère sur la fertilité. Qui plus est, il n’est pas rare qu’en grande période de fatigue et de stress, notre cycle mensuel joue un peu à saute-mouton au point de bloquer l’ovulation pendant plusieurs cycles. Sans compter que, stressée, on a rarement envie d’aller conter fleurette à son chéri !

Arrêter le tabac !

Le tabagisme fait baisser la fertilité de 10 à 40% par cycle car la toxicité de la cigarette altère la production d’œstrogènes. En aide médicale à la procréation, il a été constaté que les fumeuses produisaient moins d’ovocytes en réponse à la stimulation ovarienne et seraient plus enclines aux grossesses extra-utérines et aux fausses couches précoces. Notre chéri n’est pas en reste : sortir sur le balcon pour en griller une aura pour conséquence de diminuer de 20% le nombre de spermatozoïdes.

Passer aux tisanes

Toutes les boissons à base de caféine (café, soda) ou contenant du maté ou du guarana bloquent la conception de manière conséquente. Les femmes buvant plus de deux tasses de café par jour ont deux fois moins de chances de tomber enceintes que celles qui en boivent moins. Sans oublier les risques de fausse couche.

Renoncer à l’alcool

Dans le cas où vous seriez enceinte sans le savoir, l’alcool a des effets tératogènes sur le fœtus, il peut aussi engendrer des cycles irréguliers et bloquer l’ovulation. Chez l’homme, une forte consommation d’alcool affecte la spermatogenèse en inhibant la production de testostérone.

Refuser le « joint »

Chez l’homme, la consommation régulière de cannabis dégrade la qualité du sperme et de son pouvoir fécondant. Chez la femme, on constate des troubles de l’ovulation ainsi que des modifications cellulaires des ovocytes.

Faire le ménage dans son environnement

Les militants du bio ne cessent de le crier sur les toits : les pesticides et les solvants sont des perturbateurs endocriniens. C’est-à-dire qu’ils imitent et prennent la place des hormones en les empêchant de jouer leur rôle. Or, on en a plein nos placards et nos frigos ! Limiter le taux de polluants dans son alimentation est une précaution utile pour préserver sa fertilité. Enceinte, mieux vaut utiliser les cosmétiques bio, éviter les teintures capillaires et le vernis à ongles et se tenir à bonne distance des détergents non naturels et des peintures non labellisées bio.

Tenir son portable à distance

Selon une étude présentée en 2004 au Congrès de la Société européenne de la reproduction humaine et d’embryologie, l’usage du téléphone portable pourrait réduire le nombre de spermatozoïdes. Selon les chercheurs, garder le téléphone en veille sur soi toute la journée diminuerait la concentration de spermatozoïdes.

Faire le plein de bonnes vitamines

Pour un organisme en forme, prêt à donner la vie, il faut faire le plein de vitamines A, C, E et polyphénols, que l’on trouve notamment dans les fruits et les légumes. Une petite supplémentation en compléments alimentaires n’est pas déconseillée, notamment ceux qui contiennent aussi de la vitamine B9 et des oméga 3. Une cure à débuter dès que l’on exprime le souhait de faire un enfant et au moins trois mois avant la conception pour éviter les malformations du tube neural (spina bifida), ou des malformations moins graves, comme un bec de lièvre.

 

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

A propos de l'auteur

Fan d'histoires d'accouchement et grossesses loufoques, je suis là pour trouver des anecdotes rigolotes qui vous détendront pendant ces neuf mois parfois stressants. Vous me retrouverez aussi pour des informations sérieuses lors d'interviews avec des spécialistes de la maternité.