Enceinte au soleil : attention aux taches !
par Sophie de Ménecy, publié le 12 août 2010
On le sait toutes, le soleil et la grossesse ne sont pas copains, copains. Il suffit de cinq secondes à peine passées à bavarder avec la voisine sur le pas de la porte sans protection pour arborer un teint qu’un léopard nous envierait. Sauf que nous, on n’en veut pas ! Ça s’efface comment, ces taches ?
Il n’y a plus qu’à prendre son mal en patience ! Les taches pigmentaires sont le lot de nombreuses futures mamans, même quand elles se protègent sagement au soleil. Les hormones ont le chic pour mettre la mélanine sens dessus dessous et quoi que l’on fasse, on n’évitera pas le masque de grossesse. Ce n’est pas chic, mais c’est ainsi. Certaines d’entre nous résistent mieux, mais si nous avons naturellement la peau mate, on est quasiment certaines de pouvoir afficher un beau camaïeu de tons sur notre décolleté, le dessus des mains, le visage. Bref, tous les endroits où les rayons ultra violets viennent nous caresser.
Que faire ?
Essayer de sauver les meubles en restant le plus possible à l’ombre, et en ayant toujours sur soi un stick protecteur SPF50. Histoire de ne pas en rajouter. On peut aussi, matin et soir, utiliser un produit dépigmentant et hydratant (tant qu’à faire, pas la peine de rajouter des rides aux taches). Mais ne rêvons pas : si ces produits ont une certaine efficacité pour unifier le teint, ils n’effaceront pas totalement les irrégularités du teint ! Les seules méthodes efficaces sont le laser – pratiqué par un dermatologue – et depuis peu la luminothérapie – pratiquée par un médecin esthétique. Il existe aussi des appareils à utiliser à la maison, fonctionnant sur le principe des diodes lumineuses (LED). En s’exposant quelques minutes par jour, on constate une petite diminution de la pigmentation au bout d’un mois. Mais ces appareils étant assez coûteux, la meilleure solution consiste à consulter un dermatologue en vue de séances de laser.
Quand commencer le traitement ?
Les soins dépigmentants en crème ou sérum peuvent être appliqués pendant la grossesse à partir du moment où ils ne contiennent pas de vitamine A acide et de rétinol. En revanche, pour le laser ou la luminothérapie en cabinet de médecine esthétique, il est conseillé d’attendre que bébé soit sevré et que l’été soit passé. Inutile de programmer des séances à la fin du printemps, alors que les beaux jours arrivent. En effet, le traitement exige une abstinence totale d’exposition solaire entre les séances. Non remboursées par la Sécurité sociale, ces séances sont assez coûteuses. Les prix étant libres, il n’est pas inutile de vérifier les tarifs pratiqués dans différents cabinets médicaux.